REFLEXION

VOL DE 1,5 MILLIARD A LA BNA DE MOSTAGANEM : Un jeune, milliardaire pour trois heures



VOL DE 1,5 MILLIARD A LA BNA DE MOSTAGANEM :  Un jeune, milliardaire pour trois heures
La Banque Nationale d’Algérie sise en plein centre ville a été le théâtre avant-hier, d’un vol qualifié pas comme les autres.
En effet, loin de se douter de l’indélicatesse d’un de ses agents de sécurité, le directoire de cette institution monétaire ont été trahis dans leur confiance par l’un des agents dits de vigilance, constatant l’évaporation d’une somme colossale dans un moment d’inattention tout de suite après l’opération d’admission d’argent effectuée au milieu de la journée.
Le héros est âgé de 35 ans, célibataire et issu d’une famille connue. Il n’a jamais été faillible d’une quelconque faute ou erreur morale lors de ses fonctions, jusqu’à ce mardi matin. D’après nos sources, c’est aux environs de midi, que l’agent de vigilance profitant de l’inadvertance de ses collègues occupés dans leur tâche, ait subtilisé la clef du coffre d’un caissier avec qu’il papotait. Ainsi, une fois il ouvrit la caisse pourri de blé, il s’empara d’un sac. Le poids d’un milliard et cinq cent millions (en centimes), est certainement pas aussi lourd à soulever pour le hisser su l’épaule. Encore mieux, l’agent n’aura également aucun souci pour sortir du stand du caissier et regagner le hall de la banque. Idem pour sortir et quitter son lieu de travail. Toutes les caméras l’ont pris la main dans le sac et ce ne sont pas ces gadgets technologiques qui manquent à la BNA ; l’on peut même se distraire à faire du voyeurisme sur les passants. Mais comment il n’y peut être question de surveillance là où l’argent dort ? La question mérite d’être posée : ce n’est pas la première fois qu’un agent de sécurité ou un fonctionnaire d’une banque s’empare de l’argent du contribuable des coffres forts mêmes ? Et comment se fait-il qu’un agent de sécurité entre au stand d’un caissier sans qu’un fait pareil ne soit assimilé à une faute professionnelle gravissime ? Le Directeur de la banque n’a pas daigné nous recevoir pour répondre à ces questions tout comme au niveau de la direction générale de la BNA auprès laquelle l’on a été gentiment invité à recueillir plus d’informations, mais vainement.
Du reste, affirme notre source bien au fait du scénario en question, il a fallu qu’une longue heure file, pour que l’alerte soit donnée. Comment se fait-il alors que le chargé de suivi des caméras de surveillance n’ait pas relevé cette intrusion d’un agent de gardiennage au sein même d’un bureau sensé être une caisse d’argent et digne d’un sous sol de coffre fort ? Le surveillant était déjà dans la nature, en sa possession une somme dont certainement il s’est avoir dit ne pouvoir jamais récolter ou voir la couleur même au prix de toute une vie de labeur avec une paye de 12.000 DA. Milliardaire, le jeune aux 32 printemps, avec juste deux ans d’écart avec Khalifa le ‘golden boy’ lors du début de son empire, n’avait certainement pas à suivre le même itinéraire que d’habitude. Chose est sure, ce n’est pas chez le détenteur des ‘quatre saisons’ du coin qu’il soit passé, comme à son accoutumance, pour manger un minable casse croute.
L’agent était sous l’effet de psychotropes
Or, manquant de bon planisme, le jeune désormais milliardaire n’avait certainement pas au préalable un programme tracé pour prendre la poudre d’escampette et se volatiliser en disposition de son milliard et demi. Alors qu’il avait toutes les preuves à son encontre lui qui avait abandonné son poste en plein service, le jeune agent se trimbalait encore dans la ville de Mostaganem quand les éléments de la police judicaire lui ont mis la main dessus dans le quartier de Tijditt. Un quartier où il n’habite pas et qui ne serait autre que celui de sa dulcinée. Y était-il pour annoncer la bonne nouvelle à sa mie ? Arrêté à 15 heures, il avait eu le temps de dispatcher de son argent la coquette somme de 900 millions à gauche et à droite ; 300 millions chez une parente à l’Est de la wilaya dans la petite ville d’Ain-Tedles et une autre somme de 600 millions chez un autre dans l’autre petite ville de Mameche à l’Ouest de Mosta. D’après une autre source officielle, le bonhomme n’était pas normal. Il aurait dû être sous l’effet de psychotrope. Une substance (cachet) comme ceux que les voyous appellent ‘madame courage’.
L’enquête ouverte par la Sureté aura donc à déterminer où a été dissimulé le reste de la cognotte. Ainsi donc, du simple prolétaire, le jeune agent de sécurité s’est vu son statut passer au milliardaire pour un laps de temps de trois heures. Une anecdote pour les uns, mais une réalité aère pour ces agents de vigilance qui sont exploités par les gros bonnets à qui l’Etat livre ce genre de licence et qui pour leur parts font dans la majorité des cas appel à des jeunes qui n’ont même pas une formation militaire comme l’exige la loi. Mais cela, n’est pas le sujet du fait du jour, bien qu’il y ait une conséquence de cause à effet !

B. Abderrahmane
Mardi 14 Juillet 2009 - 20:58
Lu 1594 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+