REFLEXION

VIVANT DANS UN TAUDIS DEPUIS PLUS DE 20 ANS : 8 familles lancent un appel de détresse à Mascara

8 familles, soit plus de 40 personnes, vivent en dessous du seuil de pauvreté, vivant dans un taudis en plein centre de la ville sans eau -cette denrée est puisée auprès des commerçants - sans gaz de ville, et pour l’électricité, c’est un compteur pour l’ensemble avec une toile d’araignée de fils qui fait à chaque fois sauter le compteur et risque un jour de causer l’irréparable et des sanitaires collectifs.



Peut-on imaginer la situation d’un sanitaire unique pour 40 personnes dont plus de 20 scolarisés et prennent le chemin de l’école à la même heure? Les locataires sont là depuis plus de vingt ans et venaient de recevoir un arrêté de l’APC les informant qu’ils devaient quitter les lieux menaçant ruine mais où doivent ils aller ? Ces derniers disent que la daïra les met en confiance en leur annonçant qu’ils sont portés sur la liste de l’habitat précaire. Boudali nous a dit «Si au moins on nous confirme que nous sommes sur la liste, ceci pourra diminuer notre stress ». Une des dames  y habitant nous dira « Voyez que tous les enfants sont malades à cause de l’humidité qui règne en maitre sur ces lieux, nous habitons en dessous du monde, et durant les nuits pluvieuses, c’est l’alerte générale, parce que notre habitation se trouve au bas de la chaussée et que toutes les eaux pluviales transitent par ces lieux et trouvent l’endroit idéal pour la stagnation dans ces dépendances qui abritent déjà des reptiles et des rats et se nourrissent des ordures qui s’entassent dedans et que personne n’a osé venir les nettoyer, les services d’hygiène devraient en principe faire un tour dans l’habitation dite ‘’Bazar El Kedari’’ située au 9, Rue Hamou Boutlelis d’El Argoub, ces lieux qui risquent de proférer des maladies et des bestioles à tout le quartier. » Combien y-a-t-il de cas de ce genre à travers la ville de Mascara, sont-ils tous recensés ? C’est la question qu’il faut traiter dès maintenant. Le wali a instruit à plusieurs reprises le chef de la daïra et le P/APC à étudier le problème de l’habitat précaire au cas par cas pour que personne ne soit lésé, en particulier les habitations qui  menacent ruine où se pose le problème d’eau, du gaz et de l’électricité. Ensuite, il y a le problème du propriétaire qui surgit, en effet, dès que ces locataires ont reçu l’arrêté de l’APC les informant que la bâtisse est au rouge et qu’elle devra être démolie, le propriétaire n’a pas trouvé mieux que d’introduire une affaire en justice. Mais pourquoi à ce moment et pas avant ? 

B. Boufaden
Lundi 14 Mars 2016 - 17:17
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RÉGION
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