REFLEXION

VISITE DE L’AMBASSADEUR DE FRANCE A MOSTAGANEM : Les opérateurs économiques manquaient à l’appel

La visite de Son excellence, l’ambassadeur de France en Algérie, M. Xavier Driancourt, entamée le 19 avril 2010 dans la wilaya de Mostaganem, n’a apparemment pas fait grand bruit, comme il fallait s’y attendre et a donné libre court à plusieurs supputations.



VISITE DE L’AMBASSADEUR DE FRANCE A MOSTAGANEM : Les opérateurs économiques manquaient à l’appel
En effet, la rencontre a brillé par l’absence de la majorité des opérateurs économiques locaux et régionaux inscrits au niveau de la chambre du commerce de Mostaganem. Seuls deux ou trois opérateurs ont assisté sans plus. Dans son intervention, Son Excellence, a voulu minimiser des tensions qui caractérisent ces derniers mois les relations bilatérales algéro-françaises et a même fustigé la presse algérienne pour toutes les informations rapportées et considérées comme infondées, concernant les relations entre les deux pays et a demandé tout simplement à ne pas s’y fier, car pour lui, les relations sont normales et qu’il n’y a pas lieu d’en faire tout un tapage médiatique. Nous voulons bien croire Son Excellence, mais les quatre vérités sont là et on n’y peut rien. Mostaganem n’a pas été, malheureusement, ce déclencheur tant espéré pour pouvoir permettre un tant soit peu, le redécollage des relations économiques et commerciales. Et pour preuve, la majorité des opérateurs économiques locaux et régionaux affiliés à la chambre de commerce de Mostaganem, ont brillé par leur absence, et ce n’est pas dans la tradition de ces hommes d’affaires de boycotter ce genre de rencontre. Sur un autre registre, la communication était presque nulle du fait qu’aucun débat fiable n’a pu être instauré sur le plan macro-économique dans la mesure où les premiers concernés étaient tout simplement absents. Y a-t-il anguille sous roche ? Une question pertinente à laquelle nous n’avons pas pu lui trouver un écho, tant l’information est hermétiquement protégée. Les observateurs présents ont été frappés par la double absence, celle des opérateurs économiques et surtout celle des autorités locales notamment, les élus à l’image du président de l’APW et celle du président de l’APC. Cette rencontre a été à l’image des relations actuelles entre l’Algérie et la France, une rencontre froide dont les résultats ne sont qu’un simple fiasco. Il est vrai qu’aujourd’hui, les relations entre les deux pays sont extrêmement tendues, ceci étant, la France reste la première responsable de cette situation en menant une politique incohérente et imprévisible à l’image de son président envers l’Algérie. Et le refus d’investir durablement dans le pays, a fait que la France a perdu son poids de leadership en matière de relations économiques avec l’Algérie, poussant les autorités algériennes à prendre les devants en diversifiant leurs fournisseurs. Aussi, la France considère toujours l’Algérie comme un marché potentiellement acquis pour écouler uniquement ses produits et faire du commerce, sans se soucier du développement économique du pays et c’est inacceptable. Et pour mieux enfoncer le clou, l’Elysée n’a pas hésité à inscrire l’Algérie sur la liste des pays constituant un risque terroriste potentiel, en imposant des mesures discriminatoires contre les passagers algériens, au niveau des aéroports français. Selon les observateurs, les relations entre les deux pays ne pourraient s’améliorer tant que Nicolas Sarkozy serait à la tête de l’Etat français. La France n’a pas encore réalisé qu’elle a été chassée de l’Algérie, après 130 ans, et que l’Algérie est indépendante depuis 58 ans.

Amara Mohamed
Mercredi 21 Avril 2010 - 10:43
Lu 615 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+