REFLEXION

VIOLENCES SUR ASCENDANTS : Plus de 40 arrestations en 08 mois !

La violence contre les ascendants a tendance à prendre une ampleur fort inquiétante à travers la wilaya de Mostaganem, plus de 42 affaires ont été traitées et une quarantaine d’auteurs ont été arrêtés et mis en détention préventive au bout de ces 08 mois de l’année en cours.



Autrefois, les violences sur ascendants étaient considérées comme des crimes impardonnables et sévèrement réprimées par la société, régie par une morale sans faille. Aujourd’hui, elles sont désormais commises sans la moindre pudeur et le phénomène a pris une ampleur jamais égalée, notamment dans les grandes villes. Certains enfants n'hésitent plus à hausser le ton devant leurs géniteurs, les menaçant, les méprisant, les insultant et n’hésitent plus à les chasser du domicile qu’ils ont bâti ! A ce sujet, et selon les statistiques établies par les différents services de sécurité de la wilaya de Mostaganem, les 08 mois de cette année, 42 affaires liées à la violence contre ascendants dont des coups, des blessures, et autres insultes, ont été enregistrées et se sont soldées par 40 arrestations dont 28 ont été placées en détention provisoire. En ce sens, les parents ne cessent de déplorer le comportement ingrat de leurs enfants si indignes. Les mères restent les plus exposées à ce drame familial, 31 d’elles ont été victimes de violence de la part de leurs fils et autres filles.  Le personnel médical (privé et public) ne cesse de recevoir quotidiennement des parents, qui sollicitent la délivrance de certificats d'incapacité, pour des blessures occasionnées par les coups reçus.  Le bilan établi, laisse également apparaitre que les ascendants battus depuis le début de l'année 2017 représentent un taux de 22.75 %, des cas déclarés de violence. Notons à ce titre, que plusieurs parents n’osent pas porter plainte pour éviter les scandales, et selon une enquête effectuée par la direction de l’action sociale sur les cas de violence contre les parents, seules 5% des victimes se plaignent aux services de sécurité, le reste préfèrent se taire. Certaines victimes recourent à l’établissement de certificats médicaux pour exercer une pression sur leurs enfants pour qu’ils ne les frappent plus.  Pour rappel, la violence contre les ascendants est un délit puni par la loi algérienne et sévèrement réprimandé, l'article 267 du code  pénal est plus que clair sur ce sujet, il stipule que tout individu auteur de coups et blessures volontaires sur l’un de ses  ascendants, est passible d'une peine allant de 5 à 10 ans de prison ferme. Pour le cas où la forme de violence répréhensible engendre un quelconque handicap chez la victime, la peine encourue peut aller à une vingtaine d'années de prison ferme.  En conclusion, ce fléau mine sérieusement la société algérienne et son inquiétante ampleur s’est accentuée depuis quelques années. Malheureusement, cette dernière ne témoigne que d'une régression dramatique dans les rapports familiaux qui se détériorent au fil des jours, fortement aggravés par la perte des valeurs ancestrales de la famille algérienne d’autrefois et surtout par la forte consommation de drogue, de psychotropes d’une jeunesse totalement déboussolée, qui demeure l’un des principaux facteurs de ce tragique drame familial.

L.Ammar
Samedi 16 Septembre 2017 - 18:05
Lu 564 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 22-11-2017.pdf
3.42 Mo - 21/11/2017





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+