REFLEXION

VIOLENCE, VIOLENCE ET ENCORE DE LA VIOLENCE A ORAN : Peur sur la ville

Pas moins de 200 agressions ont été signalées, à travers la ville d’Oran durant la dernière semaine du mois du ramadan, sans oublier les dizaines d’autres non dénoncées afin d’éviter les représailles des criminels, qui se baladent avec armes blanches bombes lacrymogène, sabres, barres de fer, haches, poignards et marteaux.



VIOLENCE, VIOLENCE ET ENCORE DE LA VIOLENCE A ORAN : Peur sur la ville
Des citoyens sont poignardés, délestés de leurs argents, bijoux, portables et même de leur voiture en Plein jour. « Les gens ont peur, les témoins n’osent plus témoigner, 3 agresseurs ont arraché des boucles d’oreille à une jeune fille devant tout le monde mais personne, n’a osé intervenir ni lever le petit doigt », avoue Yassine un tenancier d’un K.M.S. Au boulevard mascara, où sont installés les plus grands grossistes de la ville , et face à la recrudescence des agressions , ces derniers ont failli mettre la clé sous le paillasson pour dénoncer l’insécurité, heureusement que l’intervention de leur syndicat a désamorcé la crise en appelant la police qui a renforcé sa présence mais « jusqu’à quand devons-nous subir le diktat des délinquants, s’interrogent les oranais que nous avons accosté. « Les clients sont agressés, à l’intérieur des magasins au vu et au su de tout le monde », précise un client .durant les derniers jours du mois du jeûne, des criminels ont investi le marché de la bastille sabres à la main, ils ont créé un climat de psychose et de terreur d’où la panique et la peur des citoyens. Au marché d’El Hamri, de Petit lac, de M’dina Jdida et dans différents points de la ville d’Oran, les agresseurs ont touché toutes les couches sociales et les deux sexes. Cependant il faut avouer, que même les policiers sont agressés et menacés par ces hordes sauvages. « La plupart des policiers sont des enfants de la ville, et ils ont peur des représailles comme tout le monde », nous confie un père de famille .mais pourquoi cette recrudescence de la délinquance ? Primo le manque d’effectifs de la sûreté urbaine, secundo des centaines de récidivistes sont graciés régulièrement à cause du manque de place dans les maisons de rééducation. Ils viennent gonfler le nombre des délinquants et Tercio, la tolérance des pouvoirs publics pour garantir un semblant de stabilité. En effet pour Oued Tlélat, une daïra de 45000 habitants de la wilaya d’Oran située au carrefour de 4 wilayas avec 2 zones d’activités, avec des dizaines de chantiers en cours. Il faut savoir, que l’effectif de sa sûreté de daïra ne dépasse pas les 90 agents, dont 80 seulement sont opérationnels vu les congés de maladie et autres contraintes, alors qu’elle a besoin du double de cet effectif, cet exemple illustre le déficit, qu’il faut combler à tout prix et doter en moyens matériels suffisants. « Oran, tremble de peur c’est inacceptable pour une ville appelée à recevoir des milliers d’étrangers. Le tourisme et l’investissement, passe par la sécurité des personnes et des biens. Depuis plusieurs années, Oran souffre de la violence urbaine et les citoyens sont de plus en plus inquiets. «Chaque fois, que j’envoie les enfants pour faire des achats, j’ai des crises d’estomac de peur des agressions, ma fille (une universitaire) a déjà été victime du vol de son portable, à la gare routière des castors et personne n’est venu à son secours », nous confie un père de 4 enfants.

N.BENTIFOUR
Lundi 5 Septembre 2011 - 10:49
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Oran
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