REFLEXION

VIOLENCE A L’EGARD DES FEMMES A ORAN : Plus de 50 femmes violentées depuis le début du Ramadhan

Le phénomène de la violence à l’égard des femmes prend de plus en plus de l’ampleur. Ainsi, depuis le début du mois sacré de Ramadhan, plus d’une cinquantaine de femmes ont été violentées.



VIOLENCE A L’EGARD DES FEMMES A ORAN : Plus de 50 femmes violentées  depuis le début du Ramadhan
Le statut de la femme battue est toujours plus infamant que celui de l’homme violent et, longtemps, les femmes victimes de violence ont été tenues pour principales responsables de leur sort. En ce mois sacré, cette violence n’a pas connu de trêve, au contraire, elle a connu une hausse. Depuis le début du mois de Ramadhan, plus d’une cinquantaine de femmes ont été victimes de violence. La majorité des femmes sont battues par leurs époux, «pour des futilités», dira une source du service de la médecine légale. Le service de la médecine légale délivre quotidiennement une dizaine de certificats d’incapacité. «Cette année, le mois de Ramadhan a coïncidé avec le mois de juillet. Les journées sont longues et la température est élevée. Certains hommes ne supportant pas le jeûne, cherchent tous les prétextes pour déclencher une dispute», dira une source du service de la médecine légale du centre hospitalo-universitaire d’Oran. «On a reçu des cas où les femmes ont été tabassées parce que le menu du ftour n’était pas du goût du mari, ou la soupe était un peu salée, le café léger, entre autres». Les trois-quarts des femmes venant se soigner au niveau des différentes structures de Santé à Oran n'en sont pas à leur première expérience. Le mari est le premier accusé, alors que des célibataires sont battues par leurs pères ou frères. Leurs «agresseurs» n’ont jamais été condamnés, bien que la plupart d’entre eux soient des «récidivistes» en matière de coups et blessures. Si les services sanitaires reçoivent une dizaine de cas de femmes violentées chaque jour, des milliers d’autres femmes souffrent en silence, gardant le secret de la violence qu’elles subissent et n’osent pas le dire même à leurs proches et à leurs amies. Dans la plupart des cas, ce silence s’explique par une certaine mentalité et les coutumes qui sont des obstacles majeurs les empêchant de se plaindre.

Medjadji. H
Mercredi 24 Juillet 2013 - 10:17
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