REFLEXION

VIEUX BATI - SAINT-JULES : 10 familles interpellent le wali au 4 rue Benmimoun Miloud

A l’entrée du Haouch, situé à l’adresse sus indiquée, les habitants ont marqués sur un mur avec de la peinture noir : « On est en danger ! ». Une fois à l’intérieur on peut se rendre compte qu’ils n’ont pas tord et les dix familles de ce haouch vivent dans des conditions déplorables. il y avait de la colère, une colère qui en disait long sur ce qu’elles endurent depuis des années.



VIEUX BATI - SAINT-JULES : 10 familles interpellent le  wali au 4 rue Benmimoun Miloud
Notre premier interlocuteur, Benmohamed Bouasria, est un fonctionnaire qui vit dans un minuscule appartement d’une pièce cuisine, avec sa femme et ses deux enfants, ils dorment chaque jour avec la peur au ventre car le Haouch est sinistré depuis 1962 ! Tient-il à rappeler mais comme les gens ne trouvent pas mieux, ils sont obligés de mettre leurs vies en danger, Bouasria est aussi chagriné de voir ces deux enfants vivre dans ces conditions et qu’il aurait tant aimé leurs offrir un toit meilleur. Questionné sur le fait d’avoir accepté d’habiter une bâtisse qui menace ruine, voici sa réponse : « Que peut-on faire quand on est à la rue avec deux enfants en plus? », Chaque trimestre, il est obligé de peindre l’appartement et cela pour le garder en bon état vu que le taux d’humidité est très important dans ce Haouch qui manque de Soleil, l’entretient lui coute jusqu’à dix millions de centimes par an alors qu’il doit aussi payer 2000 dinars de location par an. Une autre voisine, âgée de 45 ans mère de trois enfants, tous malades de maladies respiratoires car la maison ou du moins la pièce ou elle vit avec ses enfants ne dispose d’aucune fenêtre ou autre ouverture mis à part la porte d’entrée, la cuisine fait à peine 1 mètre 50 sur 1 mètre 50, le soleil n’atteint jamais la maison car située au rez-de-chaussée et encastrée sous les appartements supérieurs. Une jeune femme mariée-divorcée, vit dans une seule pièce ou elle fait aussi la cuisine mais elle nous a déclaré qu’elle reste optimiste quand même et fait confiance aux responsables locaux. A l’étage supérieur, des appartements dégradés et qui comportent de grandes fissures au niveau des murs, des plafonds. Chez, une autre voisine, le risque d’affaissement est réel et elle est obligée d’éviter d’aller moins souvent dans la cuisine qui risque de s’effondrer sur le voisin du dessous. Pour l’anecdote, toutes ces familles se partagent un seul sanitaire avec une porte cassée, chaque matin, il faut faire la queue et attendre son tour, un des voisins estiment que c’est le moment le plus dur à supporter de la journée, il faut avoir beaucoup de patience et ceux qui veulent profiter de ce moment sans se faire crier dessus n’a qu’à se lever très tôt! Les déboires de ses familles durent depuis des années et la colère ne cessent de monter, il y a deux semaines les jeunes ont voulu manifester mais les sages ont intervenu pour les calmer en attendant un relogement et la destruction de ce Haouch qui est un danger pour ses occupants.

Rym. B
Samedi 5 Mars 2011 - 11:35
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MOSTAGANEM
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