REFLEXION

VEILLEES DU RAMADHAN A TLEMCEN : De l’ennui que de l’ennui pour les citoyens de Remchi

Les citoyens de Remchi , pour combler le vide des soirées durant ce mois de Ramadan, n’ont plus d’autres choix que de s’installer à une table dans le café du coin, soit pour faire des parties interminables de jeu de carte, soit pour se raconter en groupe des choses de la vie .



En effet, des jeunes de tout âge, des vieux et moins vieux ne trouvant que faire durant les soirées ramadanesques, juste après la prière des « tarawihs »,accourent occuper une table au cafétéria pour y passer un bon moment de la nuit. Ceci est du selon des témoignages, au manque d’activités culturelles dans la localité. Durant la journée, les rues de Remchi sont carrément désertes à cause de la chaleur caniculaire d’une part et du manque de loisirs d’autre part. Les quelques cyber café de la ville affichent complet toute la journée. Le cinéma, unique salle de spectacle de la ville est fermé depuis belles lurettes déjà sans faire l’objet de rénovations pour d’éventuelles organisations de manifestations culturelles et artistiques. Une nouvelle salle qui peut servir de salle de spectacle, c’est bel et bien l’ancienne église transformée en musée du Moudjahid pour un laps de temps puis abandonnée depuis longtemps déjà. Le centre culturel quant à lui, ne prévoit plus grand-chose dans le cadre de l’animation des nuits de ramadan. C’est donc l’ennui total à Remchi puisque même les lieux de détentes, de promenades font défaut. Dans cette localité, où les possibilités existent, les citoyens ont besoins de sortir, non pas pour s’adosser aux murs ou s’installer à une table de cafétéria, mais pour assister à des manifestations culturelles, tel que le théâtre, le cinéma, les concerts. Les jeunes de Remchi ont la possibilité de se prendre en charge dans tous les domaines, mais à défaut d’infrastructures et d’espaces tout espoir disparaît. C’est d’ailleurs ce que nous a affirmé Ahmed, un jeune poète de la région : »A Remchi, on pense à tout, sauf à la culture et à l’art. Les jeunes sont livrés à eux-mêmes et ne savent plus à quel saint se vouer. Les innovateurs existent, les idées aussi, mais où et comment exploiter les énergies de ces centaines de jeunes qui peuvent non seulement animer des nuits de ramadan mais aussi de concevoir un programme riche et varié durant toute l’année ,malheureusement il n’y a que les cafétérias qui sont disponibles pour l’instant».

Omar Tefili
Lundi 8 Août 2011 - 10:11
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