REFLEXION

Une visite, et après ?



« Je suis très attachée à la coopération franco- algérienne », a commencé par dire Michelle Alliot Marie lors de sa récente visite de deux jours effectuée à Alger au cours de la semaine écoulée. Michelle Alliot Marie, actuellement ministre française de la justice, en est à sa troisième visite en Algérie. Les deux fois précédentes, elle était venue comme ministre de la défense, puis comme ministre de l’Intérieur. Sa visite porte sur presque le même thème à savoir : « la coopération au service du développement économique, le partenariat politique à l’heure où le monde dit multipolaire est en perpétuelle mutation ». Il est clair que Mme Alliot Marie a eu à discuter avec les représentants du gouvernement algérien d’autres points aussi importants que celui de la coopération en particulier. Les relations entre Paris et Alger ayant été biaisées par l’inculpation du diplomate algérien Mohamed Ziane Hasseni dans l’affaire Ali Mecelli, il était temps que l’Elysée réagisse pour tenter de détendre la situation, car il y va de ses intérêts sur le plan économique, à un moment où l’Algérie offre des marchés alléchants. La ministre française de la justice est porteuse d’un message clair, tout en préparant le terrain à la prochaine visite qu’effectuera à Alger M. Pierre Raffarin. Lors de ses deux journées de visite, la ministre semblait être à l’aise dans ses réponses aux questions des journalistes ayant trait à divers sujets notamment ceux ayant trait à la coopération judiciaire, sous toutes ses facettes, entre les deux pays, dans le but essentiel de lutter contre la délinquance internationale, le droit de garde des enfants issus de mariages mixtes. Dans sa déclaration : « la France est prête à des avancées », Mme Alliot Marie laisse entrevoir une lueur d’espoir, sans pour autant faire preuve de beaucoup plus d’engagement quant à l’amélioration des relations entre les deux pays qui sont, qu’on le veuille ou non, tendues pour des raisons plutôt politiques en ce qui concerne la vision algérienne. Côté français, les enjeux économiques sont au premier plan. Là-dessus, la ministre française avait insisté sur la nécessité de la « sécurisation sur le plan juridique » pour les investisseurs français désireux de s’installer en Algérie. L’Elysée n’ignore pas les problèmes de fond qui font grincer les dents des Algériens, sur lesquels l’Algérie insiste avant de lâcher du mou. Le réchauffement des relations entre Alger et Paris est tributaire d’un travail de longue haleine qui demande beaucoup d’attention de part et d’autre.

M. Bentahar
Samedi 30 Octobre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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