REFLEXION

Une stratégie sapée

Une stratégie commune entre les pays de la région du Sahel demeure une nécéssité absolue pour faire face au terrorisme, les états riverains doivent adapter leurs politiques sécuritaires aux nouvelles donnes par l’instauration d’une stratégie de lutte contre ce phénomène dans le but de présèrver la région Sahélo-Saharienne en un espace de paix, de sécurité et de développement.



Pour cela, il y a lieu de souligner la nécéssité d’une volonté politique partagée par tous et d’une cohérence dans les actions à mener conjointement dans ce cadre. L’Algérie est considérée comme pionnière dans ce domaine et a toujours manifesté à ses voisins, sa volonté de leur apporter toute l’aide souhaitée (assistance technique), cette politique s’inscrit dans le cadre d’une coppération régionale voulue par l’Algérie dans le but de faire face au terrorisme par des moyens communs et afin d’éviter l’ingérence étrangère. Malheureusement certains pays du Sahel font l’objet de parasitages incessants d’un certain nombre de pays européens. L’année 2009 s’est terminée sans que les pays du Sahel ne soient parvenus à un accord, ni à la tenue de leur conférence sur le terrorisme. L’Algérie déplore fortement cet échec et met en cause les tentatives de certains pays de l’Union Européenne d’imposer leurs approches sécuritaires à des acteurs locaux tels que le Mali, la Mauritanie dont l’unique but de garder une main dans une région dans laquelle les Etats-Unis ont réussi à prendre pied en un temps record. Bruxelles opte pour le forcing, mais cette manière d’agir est considérée par les pays du Sahel comme une forme d’ingérence inacceptable aux conséquences néfastes qui pourraient rendre inefficace tout effort destiné à coordonner les politiques régionales en matière de lutte contre le terrorisme. La France voit d’un mauvais oeil un leaderschip Algérien dans la région et pour des considérations géopolitiques, Sarkozy ne souhaite pas voir notre pays se repositionner en leader regional dans le domaine sécuritaire, c’est ce qui explique également pourquoi les états de la région peinent à mettre en place un cadre efficace de coopération en avançant des arguments irrecevables. C’est le cas particulièrement du Mali et de la Mauritanie qui affirment qu’ils manquent de ressources financières suffisantes pour combattre le terrorisme. Malheureusement ce n’est nullement le cas et le Mali, au lieu d’entreprendre d’extirper le mal à la racine, préfère encore jouer au médiateur pour libérer des occientaux pris en otage au grand dam d”une stratégie qui serait à même d’apporter à ce pays une stabilité garantie et perènne. Pire encore, ce comportement va à l’encontre de l’esprit de la résolution votée par le Conseil de sécurité de l’ONU, la 1904, qui criminalise le paiement d’une rançon aux groupes terroristes. Mais la prise d’otages, est devenu un business lucratif au point où meme les chefs de tribus et politqiues sont soupoçonnés de s’en mettre plein les poches.

Amara Mohamed
Dimanche 17 Janvier 2010 - 11:15
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CHRONIQUE
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