REFLEXION

Une famille jetée au centre des vieillards à Mostaganem

Après avoir occupé un appartement à la cité des 400 logements bloc A 10, l’infortunée famille « Zerouki » composée de 6 personnes dont 4 enfants âgés respectivement de 4, 8, 12 et 13 ans, se trouve aujourd’hui dans une chambre exigüe au centre des personnes âgées de Debdaba.



Une famille jetée  au centre des vieillards à Mostaganem
En effet, cette famille fut contrainte, ce lundi de quitter son appartement après une expulsion sous l’œil d’un l'huissier de justice assisté par la force publique pour appliquer une décision du tribunal. La mère accueillie au centre des personnes âgées a lancé un véritable cri de désespoir, par le biais de notre journal, pour une éventuelle prise en charge pour avoir un abri décent pour sa progéniture. La mère en pleurant entourée de ses enfants nous a déclaré : « on s’est retrouvé du jour au lendemain dans la rue, nous avions été sommés le lundi à 9 heures de quitter les lieux lorsque un huissier de justice s'est pointé pour faire exécuter l’arrêté d'expulsion.» Une expulsion, selon notre interlocutrice, qui a duré jusqu’à 18 heures, et d’ajouter: « j’ai emballé et rangé mes affaires à l’intérieur du bloc lorsque des policiers sont venus nous conduire vers ce qui me semble un abri temporaire alors j’étais surprise  que c’était le centre des personnes âgées.» Les meubles et les affaires de cette famille sont, selon elle, à la fourrière et la famille quant à elle est maintenant abritée dans le dit centre  en attendant une solution. Les faits de cette affaire remontent à 2011 lorsqu’un proche du propriétaire a déclenché une procédure judicaire d’expulsion à l’encontre de la famille « Zerouki » qui occupait cet appartement de type F3. De ce fait, après une année cette poursuite judicaire a eu ses fruits par une expulsion laissant cette famille pauvre endurer le calvaire en silence. Le spectacle navrant auquel nous avons été confrontés au centre des personnes âgées était affligeant. Cette situation vient compliquer l’ordre naturel de cette famille avec des enfants scolarisés et dans une période d’examen et qui sont maintenant loin de leurs écoles, alors comment peuvent-ils regagner leurs écoles sises au centre ville ? Leur mère, très inquiète, nous dira : « ils m’ont même suggéré de loger mes petits enfants dans un centre d’enfants sans parents, alors comment peut-on dire à une mère une chose pareille ?» La famille « Zerouki », brisée, délaissée, martyrisée et déchirée n’a aucun endroit où aller et maintenant elle occupe une chambre dans le dit centre avec comme seuls voisins des personnes âgées.  A cet effet, elle lance un SOS au chef de l’exécutif pour leur trouver une alternative de relogement surtout que les enfants sont en période d’examen.

Bouziane Kamel
Lundi 22 Avril 2013 - 11:38
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MOSTAGANEM
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