REFLEXION

Une enfance hipothéquée à Tebessa. Farès, un jeune qui vit dans un cimetière depuis 25 ans : Après la mort de sa mère, il fut chassé par la femme de son père.



Une enfance hipothéquée à Tebessa. Farès, un jeune qui  vit dans un cimetière depuis 25 ans : Après la mort de sa mère, il fut chassé par la femme de son père.
Fares, un être parmi les êtres vivant sur terre, dispose d’une spécificité qui dépasse l’entendement des êtres vivants. Après avoir perdu sa chère mère, décédée pour rejoindre un monde plus meilleur, Fares a choisi lui aussi de rejoindre sa mère, par la pensée et par le corps. Etant toujours en vie bien sur, car l’idée de quitter ce monde ne l’a pas effleuré un seul instant, mais Fares a choisi de se cloîtrer au milieu des morts, au détriment des vivant, peut être avait-il sa raison, que le plus raisonnable des humains peut faillir dans son jugement. Fares s’est carrément retiré après la perte de cette chère maman qu’il l’a mis au monde en toute quiétude pour l’abandonné à son triste sort et repartir, en choisissant comme lieu de repos et d’apaisement un lieu sinistre, qui n’a rien d’un palace, d’un hôtel, ou même d’un lieu de délectation mais seulement un cimetière de Tébessa. Oui Fares a bien choisi ce lieu sinistre, où reposent uniquement les morts. Fares explique, « après avoir perdu ma mère, et être été chassé par l’épouse de son père du domicile familiale, aucun des vivants n’a eu la noblesse, la moindre gentillesse ou bonté de cœur pour s’approcher de moi et m’offrir son aide en tant q’enfant ». Alors, j’ai choisi les morts, après m’avoir été abandonné par les vivants. Personne n’a eu l’amabilité de m’offrir la moindre consolation, le moindre gentil mot. Fares vit en anachorète en plein cimetière depuis 25 ans, depuis qu’il avait perdu sa maman alors qu’il avait l’age de 7 printemps seulement.

Sa triste destinée s’est abattue sur lui lorsqu’il a perdu sa mère. Alors lui, et ses frères commencèrent à crouler quotidiennement dans la misère. Le rejet méprisant de la marâtre commence à se faire sentir, jusqu’au jour fatidique ou il fut chassé lui et ses frères de la maison. Satellisé, désorienté, abandonné, affamé, alors Fares choisi comme lieu de refuge, pour fuir la méchanceté des vivants que le cimetière de Tebessa pour y s’installer définitivement depuis 25 ans déjà. Pour les communs des mortels, ou même les curieux qui désirent rendre visite à cette malheureuse âme, n’ont qu’a ce rendre à cette bizarroïde adresse, seule en Algérie toute entière le « cimetière de Sidi Kharif ». Fares qui s’explique, a dit « enfin je respire la quiétude et la paix », car mon isolement dans ce cimetière m’a toujours mis à l’abri de la méchanceté des humains. Pour ceux qui est des caprices de la nature, j’e m’en suis habitué, voire endurci aux changements climatiques. Le froid, la chaleur, les averses, la maladie, la solitude des nuits glaciales, sont devenus mon lot quotidien. Quant à ses occupations diurnes, il passait son temps à briguer des petits boulots, comme laveur de voitures, et même gardien, et autres petites occupations en vue de boursicoter quelques sous afin de subvenir à sa faim et aider cahin caha ses petits frères. Fares dira, « qu’il est peut être le seul humain, à être enterré dans sa propre demeure, ou il a vécu presque un quart de siècle. Aussi il dira que sa triste vie a été le théâtre de tous les élus tébésis sous diverses couleurs partisanes qui ont transité dans cette ville.

La seule récompense, que Fares a eu le plaisir d’avoir, est une attestation qui lui a été délivrée par le comité social en 2006, reconnaissant sa position de précarité.

Abandonné à son triste sort , Fares a pleuré plusieurs fois, en versant des larmes d’une enfance abandonnée, qui ne laissent pas insensible, en implorant les vivants de le laisser en paix, au milieu des morts, lesquelles a rejoint définitivement le jour ou les cœurs se sont taris.



Réflexion
Samedi 16 Mai 2009 - 07:50
Lu 761 fois
A LA UNE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+