REFLEXION

Une date, un symbole



Succédant au 1er mai, qui est la fête des travailleurs, le 3 mai est une autre date, aussi importante que la précédente, arrachées toutes les deux à la suite de durs combats menés par des hommes imbus de justice, d’équité et surtout de liberté de mouvements. Ce fut deux acquis, parmi tant d’autres, pour lesquels des hommes et des femmes ont parfois payé cher de leur corps et leur vie, car rien n’a été légué gratuitement. Depuis la nuit des temps, des hommes ont dû lutter âprement, au détriment de leur vie, de leurs familles, de leurs biens et de leur santé pour que des générations après puissent vivre dans de meilleures conditions. C’est donc ainsi, tout comme les indépendances des pays qui furent arrachées au prix de longues et dures luttes armées, que le 3 mai est aujourd’hui une date symbolique célébrée tous les ans. Ce trois mai n’est pas une date fortuite. Car pour que la presse soit libre de dire la vérité, dans le monde entier, des journalistes de tous bords risquent leur vie quotidiennement pour transmettre leurs informations au public. Cette date est aussi le souvenir de tous les professionnels de la presse qui ont perdu leur vie pendant l’exercice de leur fonction. D’autres ont été pris en otage. Ce n’est qu’à partir du 20. 12.1993, lors de l’Assemblée générale des Nations Unies, après la tenue du séminaire pour le développement d’une presse africaine indépendante et pluraliste, que la journée mondiale de la liberté de la presse a été instaurée. C’est par ailleurs une journée de rappel, qui permet de rappeler aux dirigeants des Etats le respect des engagements qu’ils ont pris envers la liberté de la presse. C’est, entre autres, une journée de réflexion, pour stimuler et promouvoir le débat parmi tous les professionnels des médias sur tous les problèmes qui touchent ou affectent la liberté d’expression de la presse et surtout l’éthique professionnelle. Dans un sens aussi large, la liberté de la presse n’est autre qu’un pont qui relie la compréhension et le savoir. Elle est essentielle parce qu’elle favorise les échanges d’idées entre les nations et les cultures, menant à une compréhension et à une coopération fructueuses et durables. Le 3 mai peut être aussi l’occasion pour informer les citoyens des atteintes portées à la liberté de la presse. Qu’en est-il de la liberté de la presse en Algérie ? L’article 2 de la loi 90-07 du 03 avril 1990 situe clairement le texte législatif dans le prolongement direct de la constitution en disposant que le « droit à l’information consiste dans le droit du citoyen d’être informé de manière complète et objective des faits et opinions intéressant la société au plan national et international et dans le droit de participer à l’information par l’exercice des libertés fondamentales de pensée, d’opinion et d’expression conformément aux articles 35,36,39 et 40 de la constitution ».

M. Bentahar
Mardi 3 Mai 2011 - 09:45
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CHRONIQUE
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