REFLEXION

Une date, un symbole



Il y a quarante neuf ans, le 19 mars 1962, un accord de cesse- le-feu était signé par le gouvernement provisoire de la République algérienne et le gouvernement de la République française, accord que devait aboutir, après plus de trois mois marqués de souffrance et de sacrifiés supplémentaires, à l’indépendance et la restauration de l’Etat algérien. Ce quarante neuvième anniversaire intervient dans une conjoncture marquée par des changements quantitatifs et qualitatifs importants. Ces changements, s’ils sont le produits d’une nécessité historique, n’en demeurent pas moins le reflet d’une continuité et d’une fidélité aux idéaux de novembre, réaffirmés le 19mars 1962. Cette date mémoire, n’implique presque pas de réactions chez notre jeunesse. Certes, le cessez -le -feu n’était par la paix, moins une période transitoire, à la préparation de l’indépendance. La fête nationale, comme la plupart des Etats est celle de l’indépendance. Quel sens faut- il donner dès lors à cette date symbole ? Cet anniversaire, disons-le clairement et nettement, va rétablir dans sa noblesse en ce qu’il traduit la victoire de la lutte du peuple algérien en premier lieu. Il ne s’agit nullement d’une quelconque assertion d’un patriotisme redondant, car, replacé dans son contexte historique, le cessez-le-feu entre deux parties aux forces trop inégalement réparties ne peut avoir de signification que celle de la victoire car « le colonialisme a été amené, après de longues années combat à abandonner l’illusion de la victoire militaire et à entrer en négociation avec le gouvernement provisoire de la République algérienne. Le 19 mars 1962 est à la fois l’aboutissement logique du 1er novembre 1954 et le point de jonction entre différentes phases de notre révolution. Il symbolise aussi deux faits historiques marquants, la consécration de l’armée de libération nationale, comme une véritable force et un interlocuteur militaire du peuple algérien face à l’autre partie. Certaines vérités historiques méritent d’êtres rappelées et rétablies. Car des phénomènes d’arrivismes et de récupérations se sont avérés être de multiples tentatives, opérées après le cessez-le- feu. Le 19 mars 1962 a révélé les inépuisables ressources d’organisation et de mobilisation du peuple algérien. Ces ressources d’organisation ont permis malgré la faiblesse des moyens disponibles et les carences institutionnelles de gérer les affaires du peuple, qui a aboutit à déjouer les complots de l’OAS et toutes tentatives de récupération. Le cessez-le-feu fut l’aboutissement et non le préalable aux négociations, ressort l’urgence qu’il ya à rétablir. Cette date anniversaire dans son appréciation hautement symbolique et loin d’extirper toutes les connotations prérogatives dont elle a été affublée par les vicissitudes de l’histoire.

Si Afif Abderrahmane
Samedi 19 Mars 2011 - 09:37
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CHRONIQUE
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