REFLEXION

Une campagne électorale qui tourne à la dérision

LES LEGISLATIVES DE LA DERNIERE CHANCE

Au premier jour de la campagne électorale, les réactions sont mitigées et le citoyen semble totalement désintéressé, du fait qu’il n’y a pas foule devant les bureaux ouvert pour l’occasion. C’est plus une farce qu’une campagne électorale, à entendre certains qui ont déjà fait l’expérience des élections des années passées, « celles-ci étaient aussi loin d'être propres mais avaient au moins le mérite d'être concurrentielles, nous dira un ancien et vieux militant du parti unique »



Une campagne électorale qui tourne à la dérision
Cette campagne n’est qu’une pure «imitation» de démocratie, rappelle-t-on pour certains et pour  bien saisir l'essence de ces élections, plutôt que trop se laisser impressionner par les petites phrases des candidats, nous sommes allés sur le terrain pour connaître l’avis du citoyen. Pour certains jeunes, que nous avons interrogé en ce premier jour de campagne, celle-ci respire le mensonge, surtout que le démon lui-même allume sa lampe et éclaire hommes et choses, qui revêtent alors un aspect illusoire et trompeur de ces législatives dès le départ. Paradoxalement, tout ce que dénoncent les citoyens indignés, c’est ce rapport de force inégal avec ces moulins à vent, au lieu de s’atteler à défendre le Bien commun. Au delà de la dénonciation légitime,  la démarche des citoyens indignés, a autre chose d’inédit puisqu’ils ont démontré, à travers les manifestations, les campements devant les APC et autres institutions de l’état durant l’année dernière et ces derniers mois, leur détermination pour changer les choses. Pour un groupe de jeunes interrogés : « Les réactions passées, ne se sont jamais inscrites dans la violence et nous ne voulons pas que l’on pense que nous sommes des fauteurs de troubles, bien au contraire nous voulons que notre pays s’élève, contrairement à d’autres et c’est aussi par amour pour lui,  et nous aspirons à une vie meilleure pour tous ».

Semer les graines du changement
Au cours de l’année 2011 des marches populaires des manifestations et autres protestas des indignés n’avait  pas suffit à décourager certains politiques qui continuent de tenir d’une main de fer les libertés empêchant les citoyens de s’exprimer car ils ont peur pour leurs privilèges. « Toutes les manifestations, qui ont eu lieu nous dira un jeune universitaire, sont le signe de l’exaspération, mais il ne faut pas s’y tromper celles-ci ont permis de semer les graines du changement, même si elles ont été timides, mais avec les dernières réformes introduites par le président de la république nous pensons que c’est un grand pas vers le changement pour le pays et pour le peuple». Les manifestations qu’a connues l’Algérie, revêtent une forme de nomadisme moderne, qui s’est reproduit comme un  schéma à travers tout le pays. Il est vrai que les manifestations n’ont pas de couleur politique, mais reflètent le ras bol et s’expriment à travers seulement des  revendications devenues  unanimes, car il y a une aspiration commune de se réapproprier l’espace public et la parole confisquée par des hommes qui se l’ont accaparé et monopolisé selon ces jeunes. Elles sont aussi selon certains observateurs, une sorte de visibilité devenant de ce fait une réaction  spontanée, qui a permis de s’élever contre la corruption, la hogra, la bureaucratie, les passes droits et autres injustices dont les citoyens ont  été victimes pendant des années, « Aujourd’hui, nous sommes pour le changement et pour la repossession des espaces de liberté car ils nous appartiennent, du fait qu’ils constituent le lieu privilégié d’expression de notre  vivre ensemble nous dira Abdeldjalil un autre jeune sans emploi».

Les assemblées populaires
A l’approche du 10 mai, nous nageons en pleine confusion et aux yeux de certains, y compris dans les structures militantes « instituées » des partis traditionnels, la société est vue comme un «joyeux cirque folklorique» cependant  chacun se trompe, bien  au contraire, « il est temps  pour ces nantis de s’interroger sur la motivation des  citoyens indignés, sur ce que  nous voulons , car que se soit pour ces députés  du passé ou ces nouveaux parachutés qui semblent oublier que le citoyen algérien sait rendre la monnaie de la pièce en temps voulu et qu’il ne sera plus le dindon de la farce nous expliquera Mohamed qui est étudiant en droit à l’université de Mostaganem ». « On sait, que ce n’est que de la comédie que nous jouent ces soit disant candidats qui veulent nous représenter, nous dira-t-il et comme vous le constatez les législatives ont tout de la supercherie et avec les nouveaux partis fantaisistes qui sont en lice pour la plupart, n'ayant pour fonction que de se discréditer les uns les autres et faire croire qu'il s'agit d'élections pour le changement, alors qu’ils veulent assurer leurs arrières.  Toute cette campagne tambour battant a un air de déjà vu, aussi s’agit-il  moins d'élire des députés que de continuer pour certains dans la médiocrité tandis que pour d’autres se partager le gâteau, faire de la figuration et amuser la galerie. Ces arrivistes candidats, croient dur comme fer que les électeurs algériens  sont ouvertement invités à signer un chèque à blanc comme cela a été le cas durant des années, afin qu’ils continuent à perpétuer leur main mise sur l’APN et sur le peuple, aussi je ne crois pas qu’ils soient dupes à ce point là. Aussi faut-il s’attendre à des surprises et je peux vous assurer que beaucoup de candidats tomberont à la renverse le 10 mai 2012 conclura-t-il.

Benyahia Aek
Lundi 16 Avril 2012 - 10:53
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ACTUALITÉ
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