REFLEXION

Un véritable cocotier à secouer



Que se passe-t-il réellement au niveau de l’APC de Mostaganem ? Tout semble indiquer que les élus locaux ne manifestent aucune volonté, pour s’impliquer d’une manière effective au développement de cette capitale du Dahra, qui ne cesse de connaître une situation de dégradation jamais égalée. Toute action susceptible d’insuffler un nouveau souffle, est reléguée au deuxième rang, de manière qu’une sorte de léthargie perdure, d’ailleurs, pour les observateurs et gens avertis, depuis 1962, Mostaganem, n’a jamais connu pareille assemblée. Le bitumage des rues et ruelles, la réhabilitation des espaces verts, la gestion de l’enlèvement des ordures ménagères, ne sont qu’une urgence signalée, alors que nos élus locaux, ne semblent guère préoccupés, par l’image hideuse de cette ville, censée être la perle de la méditerranée. Pour lever le voile sur certaines zones d’ombre, qui caractérisent le flou et les ambigüités au sein de cette assemblée, le cocotier est dans le besoin d’être secoué. Il n’est un secret pour personne que depuis la première mandature des élections plurielles, le mois d’octobre 1997, beaucoup de choses se font et se défont au sein de cette commune, où beaucoup d’irrégularités et de dépassements ont été enregistrés. Lors du premier mandat, 1997-2002, la vente du patrimoine communal, n’a cessé de susciter toutes formes d’interrogations, en ce qui concerne le marche Acyl, pour la somme de 7 milliards, sur une échéance de 25 années, ainsi que l’hôtel Sahel, pour un montant de 5 milliards environ, payable aussi en 25 ans. Pour ce qui est de l’hôtel Royal, il semblerait qu’il a été acté pour un prix dérisoire. En ce qui concerne l’ensemble du service technique, le mystère à ce jour n’a pas été éclairé. L’affaire des achats des jets d’eau, la distribution de logements, tels sont les points essentiels, où le flou persiste encore. Pour ce qui est du mandat 2002/2007, où pas moins de trois P/APC se sont succédés, la gestion est tout aussi enveloppée d’erreurs d’aiguillages, telle que la vente aux enchères du matériel reformé, quelques cessions de locaux commerciaux faisant fi de la règlementation, le marché de la réhabilitation du siège de l’APC, qui n’a cessé de susciter des questionnements, la gestion du comité des fêtes pour ne citer que cela. En tout état de cause, quoi que l’APC de Mostaganem, ait fait l’objet d’enquêtes ministérielles, de la Cour des Comptes et de wilaya, un audit rigoureusement diligenté, permettra sans aucun doute de révéler les dysfonctionnements et de mettre la lumière sur les dessous de la gestion de cette APC, durant les trois mandatures.

Si Affif Abderrahmane
Vendredi 3 Décembre 2010 - 11:27
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CHRONIQUE
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