REFLEXION

Un vent de campagne



Les dés semblent jetés  et les acteurs bien en vue. Aujourd’hui, l’on assiste à une pièce théâtrale où chacun joue le rôle qui est le sien et qui lui est sied.  Pour ce qui est de l’alliance présidentielle, seuls deux acteurs se démarquent par leurs sorties médiatiques, le troisième est à la traine, faute de rôle  bien défini peut-être, ou  sa parution sur la scène n’est pas  programmée pour les premiers actes de la pièce.  Donc, c’est aux prochains actes, que l’on saura son rôle.  Aujourd’hui, les acteurs qui jouent les deux principaux rôles s’acquittent comme il se doit de leur apparition sur la scène…  Le premier a,  surtout pour mission  de rassurer, d’apaiser et d’étaler la nouvelle politique générale du Grand Duché, donc un rôle purement économique et peu plus loin souverainiste. L’autre assure pour sa part que l’avenir du pays  est florissant et qu’il n’y a pas de raison à s’en faire ou à s’inquiéter. Tout ira pour le mieux.  Comme pour convaincre de cette  assertion, les deux acteurs s’accordent à dire plus haut et plus fort qu’il n’y a plus de crise  en Algérie, politique ou économique soit-elle. Ainsi donc, le discours politique aura subi une importante évolution en cette fin d’année, puisque de la fin proclamée de la crise, l’on passe allègrement, du reste, à l’annonce par anticipation d’une campagne électorale dont  l’échéance n’arrivera que dans trois ans, en 2014. Alors pourquoi  aborder l’élection présidentielle aujourd’hui, alors  qu’elle ne figure nullement sur l’échiquier politique national, comme une priorité ? Pourquoi cet acharnement à vouloir  bifurquer le débat national vers cette échéance, alors que d’autres sujets d’actualité plus brûlants et plus urgents, sont mis tout simplement de côté. Y a-t-il une stratégie derrière tout cela ? On n’en sait fichtre rien, mais toujours est-il, que ces méthodes archaïques du temps de Staline, nous font toujours penser, nous Algériens, aux années 70. Elles font peur de par leur nature trompeuse, souvent  dopée d’arrières pensées politiques pour remettre les pions à leurs endroits.  Le scoop médiatique de Sid-Ahmed El-Ayachi, président d’un parti politique non agrée de surcroît, en annonçant la candidature  du frère du Président de la République en 2014 sous les couleurs de son parti, est une insulte non seulement au peuple algérien, mais aussi à  la plus haute institution républicaine du pays. Et ceci pour une seule raison : Comme oser parler au nom d’une formation politique non agrée, non reconnue par la Constitution et de mettre au devant de la scène politique,  le frère du Président.   Qui a poussé  El-Ayachi à commettre cet impair  sans précédent ?  Rappelons-nous, il n’y a pas si longtemps, un groupe de personnalités n’est pas parvenu à s’entendre sur une démarche et une stratégie claire, a été politiquement anéanti. L’Algérie est un pays souverain, solvable, préservons nos acquis, sans trop de dégâts. A Bon entendeur salut !

Amara Mohamed
Lundi 27 Décembre 2010 - 10:31
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CHRONIQUE
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