REFLEXION

Un satisfecit général, les Marocains saisiront-ils cette opportunité ?

Les deux parties en conflit semblent satisfaites des dispositions contenues dans la nouvelle résolution des nations unies, adoptée à l’unanimité de ses membres jeudi dernier sur le Sahara Occidental.



Un satisfecit général, les Marocains saisiront-ils cette opportunité ?
Deux déclarations de satisfaction, d’une part, du Maroc, par le biais de son ministre des affaires étrangères M. Fassi Fihri, qui se dit extrêmement satisfait, puisque le Conseil de sécurité de l’ONU invite l’ensemble des parties à s’engager dans une négociation de substance et de fond, à être réalistes et à développer le sens du compromis, d’autre part, le Chef du Gouvernement Sahraoui, M. Taleb Omar a qualifié d’ « importante », la dernière résolution du conseil de sécurité et ajoute « Nous sommes plus que jamais disposés au dialogue ». Une 3° déclaration venue cette fois de l’Algérie, en sa qualité de pays observateurs. Selon M. Messahel Abdelkader, ministre délégué aux affaires maghrébines et africaines, « l’Algérie accueille avec un grand intérêt l’adoption, jeudi dernier, par le Conseil de sécurité des Nations unies de la résolution 1871 relative à la question du Sahara occidental, et d’ajouter, « La résolution 1871 est très claire. Elle appelle les parties en conflit, le Front Polisario et le Maroc, à poursuivre les négociations entamées sous l’égide des Nations unies. » Des négociations qui doivent se dérouler, souligne le ministre délégué « sans préalables » et « sans conditions ». Donc, en faisant lecture des différentes déclarations, tout semble aller pour le mieux, et sur la base de cette analyse, certains vous diront que tout le monde est sur la même longueur d’onde, ceci étant, le conflit qui perdure depuis plus de trois décennies, n’a en principe aucune raison d’être. Soit ! Alors, où se situe la difficulté ? La difficulté réside chez nos frères marocains, qui s’obstinent à vouloir impliquer l’Algérie comme partie prenante dans le conflit. Or, l’Algérie demeure un pays observateur, beaucoup plus concerné bien sûr du fait de la proximité du conflit, mais il n’en demeure
pas moins, qu’elle n’a pas à s‘ingérer dans les affaires intérieures des deux pays voisins. Pour l’Algérie, il s’agit ni plus ni moins que d’un problème de décolonisation, et entend ne pas déroger à ses principes indéfectibles. Elle a toujours agit en ce sens, et s’est montrée en plusieurs occasions disponible pour apporter sa contribution dans la résolution du conflit dans le cadre du respect du seul droit international. Partant de ce constat, il ne reste à notre avis, qu’aux deux parties de se mettre à table, et entamer le plutôt possible les négociations devant aboutir à des solutions acceptées par tous. Toutefois, nos frères marocains sauront-ils saisir cette nouvelle opportunité qui s’offre à eux ?

Amara Mohamed
Jeudi 7 Mai 2009 - 08:41
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CHRONIQUE
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