REFLEXION

Un projet d’une dizaine de milliards en souffrance à cause d’un litige à Khadra

Dans le cadre des efforts consentis par l’Algérie pour minimiser l’ampleur de la pollution par les eaux usées, une station de traitement, projet inscrit dans le programme du quinquennat en cours, sera construite au lieu dit Sidi-Laadjal, 3 km à l’ouest de Khadra.



Un projet d’adduction estimé à 10 milliards de centimes, pour raccorder l’agglomération de Khadra et sa périphérie à la future station, a été lancé au début de l’année en cours. Un tronçon du projet, d’une longueur linéaire de moins de 300m,  reste en souffrance au niveau de l’EAC N°5 « Hamdi Bey »  à cause d’un litige entre la direction des ressources en eaux (DRE) et les héritiers du défunt B. AEK, bénéficiaire de la dite exploitation agricole. Voulant contourner la ferme à cause des contraintes techniques liées à la proximité du tracé initial à la route nationale RN11 et l’obstacle des habitations érigées au bord de la dite route, il a été décidé de modifier le tracé du projet en contournant la dite ferme. Là, les héritiers B. s’opposent au passage de la conduite à proximité de leur maison familiale et à travers leur exploitation agricole. Leur alibi est le risque potentiel d’une probable pollution qui pourrait affecter leur puits et leurs récoltes en plus des dommages qui toucheraient leurs vergers et plantations. L’un des héritiers, B. Mansour, père de deux enfants, crie au chantage et déclare être victime des intimidations pour céder aux pressions et laisser passer la conduite. A travers une correspondance adressée au chef de la daïra en date du 20 novembre, il déclare qu’il a été mis fin à son contrat de travail,   dans le cadre du dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). D’après ses déclarations, il juge que le non renouvellement de son contrat est lié à ce litige. Il ajoute qu’il habite avec ses deux frères une habitation précaire dans la dite ferme sans avoir eu l’occasion de bénéficier d’un logement rural. D’après notre constat, les héritiers, en question,  habitent collectivement un hangar, qui faisait partie de l’ancienne ferme, transformé par la conjoncture en habitation de fortune.  En date du 6 décembre, ce dernier a été destinataire d’une décision de la part de la direction des ressources en eau (DRE)  qui énonce que dans le cadre de la réalisation du rejet d’assainissement de Khadra, le tracé défini par les différents intervenants au projet doit être réalisé dans le couloir de l’EAC N°5 « Hamdi bey ». Le plus surprenant dans celle-ci, il est clairement énoncé qu’après la séance de travail tenue au siège de la direction des services agricoles sous la présidence du DSA, en présence du chef de service de l’assainissement et le représentant des héritiers B. , il a été convenu de réaliser le collecteur avec l’engagement de la DRE à la remise en état des lieux et l’indemnisation conformément à la réglementation en vigueur. Or,  à travers une correspondance adressée à M. le wali, et dont une copie nous a été adressée, B. Mohamed au nom des autres héritiers, Mansour et Lakhal, crie à la machination et demande, en conséquence, l’annulation de l’engagement suscité pour la simple raison que la dite séance a été tenue en leur absence. Curieuse contradiction ! Dans l’attente d’une solution équitable et techniquement efficiente, le projet,  dont le coût dépasse une dizaine de milliards, demeure suspendu à la raison des uns et la clairvoyance des autres.

A.Adda
Mercredi 28 Décembre 2011 - 11:06
Lu 387 fois
MOSTAGANEM
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 08-12-2016.pdf
2.77 Mo - 07/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+