REFLEXION

Un père suicidaire et son enfant de 18 mois sans soins. Les pouvoirs publics font semblant de ne rien voir ni rien entendre

Quel est le meilleur moyen pour sensibiliser les pouvoirs publics à se réveiller de leur léthargie et de leur semblant de ne rien voir encore moins d’entendre. A quoi servirait le ministère d’Ould Abbès, si ce n’est de la solidarité nationale, à moins que cette expression ait une définition toute autre.



Un père suicidaire et son enfant de 18 mois sans soins. Les pouvoirs publics font semblant de ne rien voir ni rien entendre
Dans l’une de nos précédentes éditions (Voir Réflexion du 3 Août), nous avions rapporté le calvaire vécu par le citoyen Benourine Bensabeur, atteint d’une coxithrose bilatérale avec diminution de marche et dont l’intervention chirurgicale est évaluée à 800.000,00 dinars, soit 80 millions de centimes. Pas seulement, et comme le malheur ne vient jamais seul, son fils de 18 mois, a eu le dos complètement brûlé au 3eme degré avec des complications très graves, actuellement sans soins du fait que son père est sans ressources. La prise en charge médicale du petit garçon est impérative dans la mesure où la situation s’aggrave au fil du temps et l’enfant risque tout bêtement de mourir faute de ne pas pouvoir s’acquitter des 23.000,00 dinars à une clinique privée sise à Alger. Le père sans ressource aucune, vacataire de son état à l’hôpital de Mostaganem depuis presque huit années, perçoit une solde mensuelle de 6.800,00 dinars dont il n’a pas vu la couleur depuis plus de sept mois. Alors, à se demander maintenant, à qui s’adressera-t-il ce pauvre pour pouvoir bénéficier des soins dans son propre pays. Où est ce soit disant ministère de la solidarité nationale d’Ould-Abbes qui n’arrête pas à se targuer d’avoir pris en charge tant de malades et tant de SDF et je ne sais quelle autre catégorie. Où sont les services décentralisés de l’Etat, où est le wali, où est le directeur de la santé, où sont les services de la CNAS et les autres services sociaux, où est le directeur de l’hôpital, dont le pauvre père en fait partie du personnel. Où est tout ce beau monde ? Ce sont là les questions d’un homme complètement abattu et exténué que nous avons reçu à la rédaction hier matin, tout en pleurs, une situation des plus atroces. Un pays digne de ce nom, n’arrivant même plutôt ne voulant même pas prendre en charge ses propres enfants dans de telles situations, n’a qu’à revoir tous ses fondements et ses principes. Plus pire, c’est quoi, certes c’est la mort, alors sachez messieurs les responsables, qui êtes à la tête de l’Etat et de la wilaya de Mostaganem, que la mort guette le père et le fils. Nous avons rencontré un homme suicidaire, au bord du gouffre, nous craignons le pire pour lui, il donne une véritable impression qu’il est arrivé au stade de l’irréversibilité. Au fait, tout le monde s’attendait à ce que la direction de l’action sociale, la direction de la santé, ou encore le chef de l’exécutif de wilaya, allaient prendre des dispositions pour venir en aide à cette malheureuse famille, mais rien, incroyable, on se croirait parfois étrangers dans son propre fief. Les grands hôpitaux et les grandes cliniques privées en Algérie sont destinés uniquement aux fils des cadres supérieurs et encore s’il vous plait ou autres gradés des corps constitués ou tout simplement aux six milles milliardaires dont l’Algérie a vu naître que récemment. C’est une honte, c’est indigne, c’est inacceptable. Devrait-il s’adresser à Sarkozy ou peut-être à Zapatéro pour sauver sa vie et celle de son fils ? Si un père de 43 ans dans une situation aussi déplorable et un fils condamné à perdre la vie faute de soins, ne sont pas pris en charge par les services de l’Etat sur le plan médical, alors pourquoi se targuer d’avoir un ministère de la solidarité nationale qui ne se manifeste que pour déclarer le nombre de couffins du mois de Ramadhan répartis à travers les wilayas, ou le nombre d’élèves à bénéficier de la prime scolaire. La vraie mission est ailleurs, le problème est plus profond et le mal ronge la société de plus en plus. Cessez de duper les gens messieurs, réveillez-vous, le peuple n’a pas besoin de vous ou de vos déclarations mais de mettre son argent à son service et rien d’autre, sachez qu’il ne s’agit pas d’aumône mais de droit. La citoyenneté est la mère de tous sans aucune exception, alors respectez-là. Pour la énième fois, ce citoyen a peur, il a la peur au ventre, il lance encore une fois un SOS, aux autorités de son pays pour lui venir en aide, pour sauver son fils de 18 mois. L’argent du peuple est entrain de se volatiliser au fil des jours, quel est ce jour passé, où il n’y a pas eu de détournement, de vol, de dilapidation des deniers publics, toutes les institutions financières algériennes ont été dévalisées, des milliards de dinars sont partis en fumée, des entreprises dilapidées en un temps record, il s’agit là d’un cas social digne d’intérêt, qui mérite une attention particulière de la part des responsables concernés. Et ce n’est que devoir accompli, pas un service rendu. La conscience des uns et des autres sont mises devant le fait accompli, alors espérons un écho favorable.

Riad
Mardi 11 Août 2009 - 08:00
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