REFLEXION

Un père de famille en détresse lance un appel au wali de Mostaganem

Il semble que même les handicapés de nos jours ne sont pas épargnés, du fait que c’est une frange marginalisée et personne ne prend en compte la fragilité et la sensibilité de cette frange, qui ne peut se défendre, pour citer le cas d’un père de famille qui s’est trouvé à la rue avec ses trois enfants.



Un père de famille en détresse lance un appel au wali de Mostaganem
Expulsé, ce père de famille, le 23 mai 2010 il galère avec ses enfants suite à un   jugement  prononcé par la justice en date du 4 décembre 2007 et du jour au lendemain il s’est retrouvé à la rue, sans que l’on ne se penche sur son cas. Après son expulsion, il a du abriter sa famille sous une tente et ce durant plus de 3 mois. Prit dans la tourmente du logement, ce dernier s’est retrouvé sans domicile fixe, jusqu’au jour où la police l’a sommé de quitter les lieux. M. Benchendikh handicapé physique depuis, a vécu le supplice faisant le porte à porte, ne trouvant même pas où se réfugier. Après une telle humiliation comme il l’a dit, il a quitté la ville pour aller vivre dans la commune de Sour dans la daïra d’Ain Tédelès, dans une petite pièce exigüe toute délabrée avec un taux d’humidité élevé, dénuée de toute commodité, avec une  toiture qui laisse filtré les eaux de pluie surtout en saison hivernale, et le froid glacial qui sévit  ces derniers jours. Selon lui il ne pouvait laisser ses enfants dans la rue aussi était-il contraint de partir. «  Je ne pouvais faire autrement surtout avec mon handicap et puisque les autorités m’ont abandonné, nous dira-t-il ». Malgré mes appels, et toutes les démarches entreprises auprès de l’administration et des autorités compétentes rien n’a été fait,  surtout que ma situation empire de plus en plus et  que mon incapacité, m’empêche de continuer dans mes démarches, d’où le parcours du combattant, afin de sortir ma famille du bourbier où elle se trouve, car nous les handicapés nous sommes marginalisés voire exclus. » Ce père de famille, qui n’a de ressources que sa maigre pension se dit victime de disparité et vue sa  position sociale qui n’est guère reluisante ne sait à quel saint se vouer et appelle à l’aide, pour que l’on vienne à son secours et  le délivrer du calvaire où il vit et ce, depuis son expulsion.  Fils de moudjahid, il se retrouve aujourd’hui, dans une situation précaire et alarmante d’où l’urgence d’une solution qui ne viendrait que des autorités, qu’il invite à  se déplacer sur les lieux pour constater dans quelle situation se trouve sa famille. Acculé, il a déjà écrit selon lui,  au ministre des anciens moudjahiddine pour lui exposer sa situation dans une lettre. En réponse, le ministre avait instruit la direction des anciens moudjahiddine et des ayants droits, pour prendre en charge son cas mais il semble que depuis il a été oublié et ce malgré les instructions du ministre. L’intéressé lorsqu’il s’est présenté à la rédaction de Réflexion, était dans une situation de détresse et de lassitude de par le désespoir, se demandant pourquoi un tel mutisme des autorités du fait qu’aucune suite ne lui a été signifiée et que les nombreux appels sont restés sans réponse. M. Benchendikh Kheir Eddine, est un handicapé et fils d’un ancien Moudjahid connu du fait qu’il est issu d’une famille révolutionnaire et qui remonte à loin dans l’historique de la ville de par son engagement, aujourd’hui il se demande pourquoi un tel déni de la part des autorités compétentes et de la part de l’organisation des anciens moudjahiddine sensées venir en aide à ceux qui en ont besoin, et cela selon les règles et les priorités, surtout que nous sommes à la veille du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie. Marginalisé il ne comprend pas pourquoi les autorités restent silencieuses devant une telle injustice alors que son cas est devenu des plus préoccupants lorsque l’on voit son état et celui de sa famille qui souffre. « Aujourd’hui nous dira-t-il, je suis venu lancer un appel à M. le wali pour nous sortir ma famille et moi de ce calvaire qui n’a que trop duré, car il est le seul à décider de notre sort ».    

Benyahia Aek
Mercredi 15 Février 2012 - 22:35
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MOSTAGANEM
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