REFLEXION

Un pays riche mais… !

L’Algérie dispose d’énormes potentialités qui n’existent pas ailleurs, sa situation géographique et ses richesses naturelles, mais la population n’en tire pas profit.



Si, l’Algérie avait enregistré un taux de croissance économique hors hydrocarbures, de 10 % en 2009, forte de ses réserves de changes évaluées à 146 milliards dollars et qu’elle ait pu déjouer les effets de la crise mondiale qui a secoué les Etats-Unis et l’Europe, il n’en demeure pas moins que les conditions de vie des Algériens restent très difficiles, le pouvoir d’achat des familles ne cesse de se dégrader et la cohésion sociale laisse trop souvent place à l’individualisme. L’insécurité caractérisée par le terrorisme dans certaines régions et la recrudescence des actes de banditisme dans les centres urbains laissent la place à l’inquiétude. L’année 2009 a été marquée par deux événements majeurs : La réélection pour un troisième mandat de Abdelaziz Bouteflika, qui tenait absolument à l’accomplissement des réformes engagées, l’achèvement des grands chantiers ouverts ces dernières années, et continuer à prôner la politique de réconciliation nationale, tout en menant une lutte implacable contre les hordes sanguinaires affiliées aux différents réseaux terroristes, d’où l’anéantissement de 200 terroristes en 2009 dont 12 émirs. Par rapport à l’année 2008 où les attentats Kamikaze ont été plus nombreux et plus sanglants, l’année 2009 n’en a enregistré qu’un seul. Sur le plan économique l’Algérie reste toujours dépendante des hydrocarbures et la croissance enregistrée, n’est pas le résultat du travail des algériens, mais serait lié à la conjoncture pétrolière qui pourrait à tout moment se renverser. En effet, si les prix venaient à dégringoler, ce sont les réserves de change qui prendront un sérieux coup. La seule solution reste donc, l’amélioration de la performance économique et la compétitivité des entreprises nationales et la lutte contre l’économie informelle, un réel danger pour l’économie nationale. Dans ce contexte, l’événement à retenir en ce sens, pour l’année qui s’achève, est l’adoption de la loi de finances complémentaire qui avait pour objectif principal de recadrer le commerce extérieur et les investissements étrangers. La première conséquence de cette loi, a été la baisse des importations évaluée à 2,17% par rapport à 2008. Selon les spécialistes, le gouvernement a opté pour un choix politique, pour compenser la chute des recettes d’exportation des hydrocarbures, réduire le transfert des devises vers l’étranger et éviter ainsi de sombrer dans l’endettement extérieur, mais c’est insuffisant et le plus difficile reste à faire, car il est plus que jamais temps de se débarrasser du poids insoutenable des hydrocarbures dans la gestion de l’économie nationale et qu’il faudrait diversifier l’outil de production en mettant en place des mécanismes susceptibles de dynamiser et de donner un nouveau souffle au secteur de la production. Pour ce faire, il est de l’avis de tous, que l’Etat doit agir et vite.

Amara Mohamed
Samedi 2 Janvier 2010 - 07:24
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CHRONIQUE
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