REFLEXION

Un nouveau souffle



Un nouveau ministre, un nouveau souffle, l’espoir renait et les choses semblent se replacer dans leur véritable contexte. En effet, avec l’arrivée de Djamel Ould Abbes à la tête du ministère de la santé, de la Population et de la Réforme Hospitalière, les choses semblent évoluer dans le bon sens par l’instauration d’un dialogue. Ce qu’il faut surtout retenir aujourd’hui, ce sont les déclarations du nouveau ministre, qui désavoue complètement la méthode de son prédécesseur en affirmant que le corps médical est sous-payé en Algérie en promettant une amélioration en ce sens, contrairement à l’ancien discours qui pointaient d’un doigt accusateur les manifestants et en les traitant de tous les maux. C’est à se demander si le bras de fer engagé entre les praticiens et l’ancien ministre de la santé n’était-il pas prémédité et voulu à tel point qu’un secteur aussi vital que stratégique que celui de la santé n’ait été mis en péril ? Si les blouses blanches se sont insurgées, ce n’est certainement pas pour demander des avantages de luxe, mais tout juste qu’on leur reconnaisse leurs droits les plus élémentaires soient-ils, car dans leurs revendications, il n’a jamais été question d’un quelconque privilège, ils étaient tout simplement révoltés et révulsés par les conditions de travail dont ils se débattaient et se débattent encore. Ils dénonçaient une situation grotesque et ubuesque. L’opinion publique et plus particulièrement les patients hospitalisés dans les structures publiques, ne comprenaient rien à ces débrayages, mais fallait-il encore les associer aux revendications du corps médical ou les sensibiliser sur la noblesse et la justesse de ces manifestations pour mieux saisir la portée de leurs actes. Améliorer les conditions socioprofessionnelles des praticiens, cela voulait dire améliorer la qualité des soins, de prise en charge des malades, et l’humanisation dans l’accueil. Aujourd’hui, la déclaration du nouveau ministre font place à une feuille de route que le nouveau patron du secteur entend mettre en branle, il est allé jusqu’à déclarer vouloir se battre pour le corps médical et qu’il mènerait une campagne d’humanisation dans l’accueil des citoyens au niveau des hôpitaux. Un autre message a été lancé par Ould Abbes en direction des praticiens, un message porteur d’espoir et d’espérance, c’est celui de défendre les acquis, d’améliorer leurs conditions socioprofessionnelles, principale cause des départ massifs de nos jeunes médecins vers l’étranger, il n’est plus possible aujourd’hui de laisser les choses trainer, en ne chant pas son mécontentement de voir l’Algérie former des médecins pour aller s’installer sous d’autres cieux. Toutes les conditions semblent réunies pour mettre à profit cette nouvelle conjoncture par l’ensemble des acteurs du secteur pour mettre à plat tous les différends et dégager les solutions appropriées.

Amara Mohamed
Jeudi 17 Juin 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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