REFLEXION

Un nouveau code communal, pourquoi faire ?



Un nouveau code communal, actuellement en projet, vise de restreindre davantage les prérogatives du maire et de l’assemblée populaire communale toute entière. Il donne au wali le droit de vie ou de mort sur la commune. Il pourra accepter, amender, modifier ou refuser n’importe quel projet de développement d’une collectivité relevant du territoire de sa wilaya placée sous son autorité. Par la voix de son secrétaire général, le Front de libération national (FLN) s’est dressé contre ce projet, a-t-on appris, qui enlève toute prérogative à une assemblée élue par les habitants. Il y a de quoi se demander, alors, que les choses vont aller mal, si les membres d’une assemblée locale, issus du peuple, pour servir leur commune et le… peuple, n’auront plus le droit de décider de l’avenir de leur ville. Mais qu’on se détrompe ! Rien ne va changer, puisque les pauvres membres des assemblées populaires, et notamment communales, n’ont jamais rien décidé. Les élections locales n’ont que très rarement servies à mettre en place des personnes vraiment soucieuses de devenir de leurs localités respectives et réellement motivés pour améliorer les conditions de vie des habitants. Jusqu’à présent, un projet débattu et approuvé en plénière par les membres d’une assemblée communale, peut être remis en cause par un simple petit administrateur de la DRAL. Jusqu’à présent, c’est le wali qui peut désigner « son maire », sans tenir aucunement compte du verdict des urnes. Le chef de l’exécutif d’une wilaya peut refuser l’installation au poste de président de l’assemblée, d’un élu qui aura obtenu le nombre le plus élevé des voix, parce qu’il ne lui plait pas. Parce qu’il ne fréquente pas la même mosquée que lui, parce qu’il n’apprécie pas les amis du wali, parce qu’il ne… Les élus, la majorité d’entre eux, ayant compris qu’ils n’étaient là que faire un peu « démocratie », ont utilisé leur mandat électif pour se faire un avenir et assurer celui de leur descendance. D’autant qu’une commune a besoin d’être dirigée par des personnes compétentes dans les différents domaines liés à la gestion d’une ville. Ce qui rarement le cas. Un ancien maire d’Oran, plusieurs mois après son installation, ignorait la signification des initiales « VRD » (voirie et réseaux divers) alors que c’est qui fait l’une des raisons principales d’exister d’une collectivité locale. Finalement, il serait peut-être souhaitable que le maire d’une ville soit désigné par le pouvoir, comme un chef de daïra ou un wali, sur la base d’une expérience réelle dans le domaine de la gestion et lié par un contrat de performance. On évitera ainsi toutes les dépenses et le folklore des élections.

A. Salim
Mercredi 20 Octobre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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