REFLEXION

Un monde pervers



Avez-vous l’impression, parfois, que votre cerveau bricole dans les limbes de la média sphère ? Pensez-vous aussi intensément aujourd’hui, avec le même esprit qu’avant, voire avec la même intention et à la vitesse de l’instantanéité, que le monde ira loin ? Aussi faut-il en rire et citer deux fois Tocqueville, le maître à penser de tous les libéraux et des démocrates de la haute, qui croient que tout est permis. Depuis quelques années, le spectre de la guerre, de la misère, de la déchéance humaine et de la folie des hommes, hante toute l’humanité sans exception, car voila-t-il que chacun de nous se refuse à regarder la réalité en face et à puiser chez les autres, les raisons de la folie humaine, qui se dessine dans cet avenir incertain, mais si proche de nous, pour s’en convaincre du danger qui nous guette, aussi évitant de sonder les peurs enfouies des dominants, qui ont plus à perdre que nous les dominés, qui n’en finissent pas de nous lamenter, ne dit-on pas qu’il y a un temps pour tout. Drôle d’époque, que nous vivons, vous ne croyez pas ? Tout communique, tout est en lien, en relation, tout permet de la compréhension, mais jamais dans l’histoire humaine, nous n’aurons connu une telle hécatombe universelle. Il est malheureux, que le savoir n’ait été à ce point mis à la disposition du plus grand nombre, et pourtant le malaise d’incompréhension, qui nous étreint semble s’accroître davantage, comme si une cruelle frustration, née du décalage entre les possibles et les réalités, s’imposait à nous, immanquablement. Évidente ambivalence d’une mondialisation qui accroît les échanges, les communications et les intercompréhensions entre les humains, mais qui comporte aussi un processus diabolique d’homogénéisation, de mécanisation, d’uniformisation destructeur des diversités culturelles et des peuples. Le pessimisme, dit-on, appelle à l’alliance de la barbarie venue du fond des âges historiques et de la barbarie anonyme et de ce lien glacé des développements technobureaucratiques. L’univers globalisé, la gouvernance mondiale, la mondialisation et la perversité utilisent tous les recours modernes, pour leur propre survicance, tandis que notre univers consumériste évolutif ressemble, aux pires cauchemars qu’on pouvait imaginer. Le nouveau capitalisme sauvage tel qu’il le demeure, est celui d’un monde dans lequel les hommes sont sacrifiés à la survie des choses fétichisées, érigées en idoles barbares sanguinaires, qui n’hésitent pas à vouer les hommes à la misère, pour perpétuer leur propre règne. L’avenir de régression est désormais perçu comme tel, par des millions d’hommes et de femmes et pour ceux qui rêvent d’une parenthèse, ils en seront pour leurs frais. En revanche, si l’humanité aspire à vivre mieux, ensemble, cette espérance attendra des actes pour se vivifier, ce qui n’est pas pour demain, croyez moi.

Benyahia Aek
Mercredi 10 Novembre 2010 - 00:01
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CHRONIQUE
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