REFLEXION

Un logement ! Ou je me brûle !



Un logement ! Ou je me brûle !
L’immolation ! C’est le couteau que les sujets mettent au cou de leur maman Kheira-l’Etat depuis que Bouazizi s’est brûlé en Tunisie. Ils savent qu’elle craint le l’avènement d’un printemps arabe, et que c’est le tuyau certain dont usent certains pour décrocher un emploi ou arracher un toit, bien avant les vrais nécessiteux. Le faux submerge le vrai. Kheira la peureuse ménage ses sujets et met dans l’embarras ses commis locaux, à l’instar de Hocine.Cette semaine, encore une fois, c’est le préfabriqué bidontyphus qui a braqué l’évènement par l’immolation collective de ses réelles baraques de simulation. Des larmes de victimes aux yeux, et des pierres dans les mains d’émeutiers, avec plein de desseins et de grands rêves de logements derrière les oreilles, les malins faux migrants ont déployé de quoi faire oublier l’autochtone réel postulant au logis. De sa lointaine et quiète indifférence, Kaddour le maire n’y verra que la fumée du feu, derrière le cordon sécuritaire, en attendant que Hocine éteigne le déluge que d’autres ont fabriqué puis légué.
Une poignée de nécessiteux absolus. Indigents vraiment, parfois sans emploi, et originaires incontestables du site et sa banlieue. Dans un souk d’honnêteté et d’impudeur, de croisements de directions, de trajectoires, d’origines, de destins, et de desseins divers. Voilà l’une des grandes marmites qui préoccupent Hocine, et absolument pas Kaddour, à Mostaganem.
Dans ce monde à part vivant sur la marge, Aïcha Aâchaâchia a croisé Moussa de Laâma Mousssa, Khaled Frendi a élu domicile dans la baraque concédée par l’ex-époux à Rahma Rhiouia, et Lakhdar de Sidi Lakhdar fait le courtier entre les Kada de Sidi Benyebka et les Lazreg de Zemmourah ou leur gendre Dahou de Barigou. Pas moins faux, Harrag de Sid L’fellag, Aâsri de Mazagran ou Mansour de Tigditt occupent les lieux le soir. Batoul de Salamane, Hlima de chemmouma, ou Houaria d’El Hourriya, peuplent le grand taudis pendant le jour. Sur les têtes, les paraboles grandes ouvertes sur Badr ou Nilesat, à l’intérieur l’écran plasma pendant au mur de roseaux secs, au dehors la luxueuse dévoreuse de l’asphalte encore immatriculée à la craie : un curieux monde rassemble l’invraisemblable en matière de paradoxes et contrastes. Au souk de bidontyphus, tout le monde sait ce que Kheira-l’Etat n’ignore pas : le faux mène tout le monde par la barbichette. Tu ‘’goules’’, je dégueule sur les toits et à Kheira tout ce que je sais sur toi. Alors soyons tranquilles et profitons-en ensemble. Quand Kaddour le maire ferme l’œil ou prend sa part et laisse n’importe qui s’installer n’importe où et n’importe comment, c’est à Hocine qu’incombera la délicate tâche de distinguer le vrai indu du faux occupant avant de loger tout le monde.

M.O.T
Vendredi 22 Juillet 2011 - 09:30
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