REFLEXION

Un gouvernement défaillant en panne de bonne gouvernance

ANALYSE DU PROFESSEUR DES UNIVERSITES EXPERT INTERNATIONAL DR ABDERRAHMANE MEBTOUL

De ce qui nous parvient des différentes wilayates du pays, force est de constater l’inertie gouvernementale comme le montre d’ailleurs le peu d‘efficacité de la dépense publique, des dépenses sans compter (aucun bilan physico-financier n’ayant été réalisé à ce jour) ?



Un gouvernement défaillant en panne de bonne gouvernance
Le gouvernement dépense  selon les  organismes internationaux  deux fois plus  en référence à des  pays similaires pour avoir deux fois moins  de résultats Cette défaillance  au niveau central,  montre   l’urgence d‘une réorganisation des différentes fonctions de l’Etat allant vers une décentralisation réelle et non une déconcentration. La centralisation bureaucratique des décisions avec une organisation jacobine a montré ses limites. Le cri de désespoir de certains walis    démontre clairement que  les autorités locales ayant peu de moyens  et surtout ne leur laissant peu d’initiatives  étant contraintes pour toute action  de se référer  à l’autorité centrale. La défaillance  est au niveau de ces  dizaines de milliers d’associations   rentières vivant grâce au budget de l’Etat, instrumentalisées lors d’élections  et non  grâce à la  cotisation de  leurs  adhérents. La défaillance est également au niveau des  élus notamment les députés et sénateurs  beaucoup plus préoccupés, comme bon nombre de ministres à leurs réélections espérant  être élus grâce  à la tète de listes  et aux quotas.

Il n’existe pas de planification stratégique
Il n’existe pas de planification stratégique, l’exécutif   vivant  au rythme du cours  des hydrocarbures. La rente  toujours la rente, la dépense monétaire toujours la dépense monétaire sans se préoccuper des couts  et des impacts économiques et sociaux face à l’implacable mondialisation où toute Nation qui n’avance  pas  recule. Face à l’impasse du au blocage systémique, nous assistons à des replâtrages et à  des promesses. Contrairement  aux affirmations  de certains responsables algériens les réformes selon l’vis unanime  des experts internationaux sont  en panne, le taux de croissance, le taux de chômage, le taux d’inflation  sont biaisés  par les hydrocarbures démentant cette affirmation en date du 123 février 2012  comme cette affirmation récente que les  recettes fiscales ordinaires représenteraient 50% alors qu’en réalité  un calcul triangulaire  donne   moins de 25% idem pour l’apport des segments des entreprises rentrant dans le cadre des valeurs internationales. Et si face à cette catastrophe naturelle,  l’Algérie n’avait pas  d’hydrocarbures sachant  que 50 millions d’Algériens dans 25/30 ans vivront sans hydrocarbures ? Aussi en ces instants pénibles, je tiens à rendre  un grand hommage  à l’armé nationale populaire (ANP),  la gendarmerie nationale, la sureté nationale ( DGSN) sans oublier les  éléments de la protections civile pour leur plein engagement pour désenclaver  les zones déshéritées et apporter aux populations démunis  un peu de chaleur. Sans leurs interventions l’Algérie aurait vécu un drame national.              

Dr. Abderrahmane MEBTOUL
Mercredi 15 Février 2012 - 21:43
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ACTUALITÉ
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