REFLEXION

Un fleau qui detruit toute une jeunesse : L’inhalation de la colle chez les jeunes prend de l’ampleur

Selon des sources médicales et judiciaires, le phénomène de l’inhalation de la colle ou le «sniffing de la colle» tel qu’appelé par les jeunes, a pris de telles proportions que les services de la Santé tirent la sonnette d’alarme, c’est un fléau diront certains. Si aucune disposition n’est prise nous confirmera un médecin, cela aura des conséquences plus que graves sur la santé de ces jeunes enfants. Car ils sont de plus en plus jeunes à consommer cette substance.



Voila près de quatre années qu’une étude a été menée par des spécialistes pédagogiques.  Cette étude a conclu que sur les 280 000 enfants scolarisés, 33 600 se droguent à Oran. Tout comme a été également établi que sur ce nombre d’enfants qui ont recours à la drogue c’est-à-dire les 33 600, les 50% sniffent ou inhalent de la colle ou autres produits solvants allant des diluants en tout genre jusqu’aux gaz d’échappement de voitures. Il importe de préciser que 85% de ces derniers ont moins de 18 ans. C’est plutôt nous dira un médecin la drogue des enfants. Car rencontrés au niveau des artères du centre-ville d’Oran, ces derniers sont en effet de plus en plus jeunes. L’air hagard, le pourtour de la bouche bleui par le sachet de colle qui est constamment collé à leur bouche. Ces enfants se baladent ainsi agressant parfois les passants.  Interrogé, un médecin nous expliquera que l’inhalation de la colle est une bombe à retardement. Il faut savoir que les composants de ce produit sont très nocifs pour la santé. Outre le système respiratoire, il importe de préciser que le système nerveux, est détruit à petit feu par les composants de la colle, solvants et autres.  Lors d’un séminaire tenu par des magistrats et services de sécurité voila deux années, la sonnette d’alarme a été sonnée. Car aucun texte de loi   n’interdit  la vente même à un mineur un tube de colle. Lors d’un séminaire portant sur les stupéfiants, la loi 04-18 relative à la prévention et à la répression de l’usage et du trafic illicite de stupéfiants et de psychotropes, ne concerne pas la colle ni les solvants, qui ne sont pas considérés comme un stupéfiant ou comme substance psychotrope.  Ce vide juridique a fait que ces enfants utilisent ainsi ce genre de produit pour se droguer sans avoir peur. Contacté, un psychologue qui a fait des études sur plusieurs cas de ce genre, nous dira que le «snifing» comme l’appellent les jeunes, se pratique en groupe. La colle est soit inhalée directement ou alors versée dans un sac en plastique. Alors que pour les solvants, ces jeunes en imbibent un bout de chiffon, qui lui aussi est placé dans un sachet ou un pot de yaourt et ils le placent entre leur bouche et leur nez pour en respirer les odeurs dégagées. Cette pratique permet une augmentation des vapeurs. On constate que ce produit a plusieurs effets: l’excitation, des sensations de bien-être et l’hallucination visuelle et auditive. Alors que les effets secondaires sont catastrophiques et graves. Dans un premier temps, un état de confusion mentale est enregistré, suite à quoi c’est une perte de connaissance pouvant aller jusqu’au coma. La mort, dans ces cas là, peut être subite. D’un autre côté, il a été observé chez ces jeunes l’apparition de troubles psychologiques, de même que des lésions cérébrales définitives et hépatiques. Face à une telle situation, il est plus qu’impératif nous dira ce même spécialiste de prendre des décisions restrictives et non pas attendre que des drames se produisent pour réagir. Car ces sniffeurs de colle peuvent à tout moment basculer vers des drogues dures. 

Rafik M
Mercredi 20 Mars 2013 - 09:37
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Oran
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