REFLEXION

Un demi siècle d’Indépendantisme … Entre l’acceptable et l’inacceptable



Presque un demi siècle, depuis le 5 juillet 1962, on ne fait que fêter cette journée chaque année et l’oublier le lendemain. Dans ce juillet beaucoup sont morts, anonymes, au milieu des dizaines de milliers d’autres martyrs de la cause sacrée. De ceux qui ont traversé les rudes épreuves du colonialisme français, la plupart dans l’obscurité de leurs tâches quotidiennes ou sur le devant de la scène politique, toujours anonymes, poursuivant inlassablement la réalisation parfois de leur utopie d’hier. Ils n’ont jamais cherché deux témoins parfois de faux témoins pour établir la fameuse attestation communale qui est un facteur de division des Algériens. Aussi une nouvelle génération a tenté de prendre le relais qui paie déjà le…tribut de la sueur. Aujourd’hui, il reste l’histoire à écrire ou à réécrire de cette… heureuse génération à laquelle l’Algérie et le peuple algérien patriote (les années quatre vingt dix ont démontré entre les algériens qui étaient des patriotes et qui était des traîtres) restent éternellement redevables. Histoire d’un peuple et non celle d’individus. Juillet fut un commencement ou plus exactement le point de rupture entre deux moments d’une même histoire. Et le Premier novembre n’a pas été seulement l’aube d’une des plus grandes luttes de libération véritable, qui après s’être servie des armes de la violence légitime pour détruire la tyrannie française, les a ensuite mises de côté, mais à portée de la main , pour prendre celles de la vie, afin de donner à l’indépendance sa signification entière et éditer les fondements d’une société libre, juste et pacifique. Une société où les richesses de ce pays puissent appartenir à tous ses fils intègres et dévoués, et pas à une minorité comme nous le constatons aujourd’hui après un demi siècle d’indépendance. Une société où le sol national soit la citadelle des hommes libres et stimule, en la guidant, l’action des patriotes et de tous les nationalistes. Où en est aujourd’hui, la révolution algérienne des idéaux de novembre ?
Avons-nous récupéré nos archives nationales, détournées par le gouvernement français ? Avons-nous avancé dans l’écriture de l’histoire de notre révolution depuis l’Emir Abdelkader ou depuis la résistance de Lala Fatima N’soumer ? Avons-nous permis aux journalistes d’écrire l’histoire authentique ? Enfin avons-nous fais un travail d’assainissement pour éradiquer les faux moudjahidine ? Les vrais moudjahidine ont-ils pris conscience des obstacles qui freinent la révision et l’écriture de notre marche révolutionnaire depuis le siècle dernier ! ou faut-il encore attendre d’autres juillets et d’autres générations pour accomplir cette mission ? Prenez conscience ! La nouvelle génération nous accuse d’avoir renvoyé la France chez elle !!! Parce qu’elle ignorait totalement les méfaits, le terrorisme, les massacres et tous les crimes de guerre et contre l’humanité que la France a commise en Algérie. Pour ainsi dire, depuis 1962 à ce jour, nous demeurons dans l’auberge et on n’est pas prêt d’en sortir, car certains opportunistes se sont fait passer pour des moudjahidine. Qu’ils aient pris le train en marche est une autre histoire. Mais arriver à manipuler l’histoire de la Nation, c’est grave. Plus grave encore, devant le silence complice de vraies valeurs du pays. L’histoire est d’abord manipulée par la France qui veut étouffer toutes les étapes des Algériens colonisés : pour preuve, nous citons les obstacles dressés devant le projet de loi incriminant le colonialisme Français en Algérie. Nous avons appris de sources dignes de foi en France, que des « extras » français travaillent depuis le début de cette année et sans relâche à suivre ce dossier qui le dit projet. Les services spéciaux ont enregistré toutes les personnalités qui sont pour l’aboutissement de ce projet, même les consulats de France en Algérie, récupérant quotidiennement les journaux qui parles de la France et de sa politique, des analyses de fonds sont effectuées sur tous les auteurs et les politiques ‘’ frappés du seaux Juillet 1962… Juillet 2010, la lutte d’hier se poursuit encore et tant qu’il y a et qu’il existe dans ce pays des patriotes avec les exigences d’aujourd’hui pour les conquêtes de demain. Car une poignée d’abeille et beaucoup mieux qu’un conteneur de mouches.

A. Ben Brik
Lundi 14 Juin 2010 - 11:37
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