REFLEXION

Un citoyen squatte un centre de santé à Mostaganem

Dans la journée du lundi 12 décembre 2011, un citoyen a défoncé le mur arrière du centre de santé de la cité Belvédère pour y habiter. Ayant eu vent de l’information, les responsables de l’établissement, ont dépêché une équipe d’ouvriers pour déloger l’intrus, qui obtempère sans la moindre opposition.



Les ouvriers sont surpris de constater que l’homme a déjà posé une porte en acier, qu’il enlève pour reconstruire le mur. Malheureusement, le lendemain, l’homme en question revient à la charge, défonce le mur et se réinstalle. Les ouvriers reviennent une deuxième fois pour le déloger mais sont confrontés cette fois, à un accueil assez spécial puisque l’homme, les menace et les insulte. Ils sollicitent ses responsables pour faire appel aux éléments de la sureté de wilaya, qui investissent les lieux pour déloger le squatteur une bonne fois pour toute. Les ouvriers en profitent pour reconstruire le mur une autre fois. D’après les riverains, l’homme en question ne réside pas à Mostaganem, il aurait bénéficié de la complicité de son cousin, qui habite au niveau de la cité et qui lui aurait refilé le tuyau. L’opération de délogement s’est bien passée et le citoyen a quitté les lieux sans la moindre résistance, le mur a été reconstruit une deuxième  fois, à la charge de l’EPSP bien sur. A signaler que beaucoup de citoyens optent  pour cette méthode illégale et squattent des endroits, qui appartiennent à l‘Etat ou des maisons abandonnées afin de postuler à un logement décent. A signaler aussi que dans le même quartier, une salle de boxe serait squattée par au moins cinq familles, qui privent les jeunes de la cité de pratiquer le noble art et de se défouler sachant que la cité Belvédère souffre comme la plupart des autres cités du manque d’infrastructures  sportives. Cette situation dure depuis quelques temps et cela donne le droit à ces familles de postuler pour l’acquisition d’un logement. En l’absence d’enquêtes fiables et poussées, et le silence complice de certains responsables locaux, au courant de ce qui se trame, ouvre le droit à des gens, qui viennent souvent d’autres wilayas, de bénéficier d’un logement dans une wilaya, qui attire de plus en plus de monde.  Cette façon de faire est un facteur, qui aggrave la crise du logement.     

TOUS LES COUPS SONT PERMIS POUR S’ENRICHIR
Toujours dans cette même concordance, un citoyen de Mostaganem, résidant dans un immeuble du centre ville de Mostaganem, a trouvé une astuce bien simple pour postuler à un logement. En effet, il a squatté la buanderie de l’immeuble et a attendu le passage de la commission. Quelques temps après, il fut l’heureux bénéficiaire d’un logement flambant neuf à la cité Chemouma, il revend sa buanderie à un autre citoyen pour la somme de 40.000 dinars, sans rendre compte à quiconque et s’installe dans son nouvel appartement. Entre temps sa mère prend un coup de vieux et n’arrive plus à vivre sans assistance. Il répond à son appel puisqu’il est fils unique, son retour à la maison est salutaire et la maman, lui demande de rester pour de bon car à sa mort, l’appartement lui revient de droit. Du coup, il met son appartement en vente, on lui propose 600 millions mais il est sure qu’il rapporte plus. Ce citoyen qui désire garder l’anonymat estime que son rêve est réalisé à 100% car il est sorti de chez lui une main devant, une main derrière, il se retrouve avec un bon pactole et un appartement. Pour ce citoyen, c’est le beurre et l’argent du beurre, c'est-à-dire « daawet el  khir » et l’héritage mais en contre partie, un autre citoyen, qui méritait plus ce logement est en train de souffrir en silence…  

Mihoub
Samedi 17 Décembre 2011 - 10:52
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MOSTAGANEM
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