REFLEXION

Un citoyen menace de se faire exploser avec la station Naftal à Mostaganem

DEVANT LE MUTISME DES AUTORITES : PEUR SUR LA VILLE

Voyant que toutes les portes ont été fermées devant lui, que tous ses cris de détresse sont tombés à l’eau et que les autorités continuent à faire la sourde oreille, en ce qui concerne le calvaire qu’il vit depuis des années et ce suite au contentieux qui l’oppose à Naftal et qui n’a cessé d’empoisonner sa vie et celle de sa famille, M.Boussouf Abdelkader aujourd’hui âgé de 75 ans a décidé de se faire exploser avec la station Naftal, ceci en dernier recours si le wali ne prend pas les mesures qui s’imposent.



Un citoyen menace de se faire exploser avec la station Naftal à Mostaganem
Cette décision extrême prise, par M.Boussouf selon lui fait suite à  la dernière réponse de M le wali,  à sa lettre ouverte publiée dans l’édition du 04 mars 2012 et qui n’a pas été convaincante  et qui  selon lui n’a rien apporté comme solution à son problème.  M. Boussouf Abdelkader, tient encore  une  fois  à interpeller et  alerter l’opinion publique en même temps que les responsables de l’environnement, sur les risques encourus pour le voisinage de la station Naftal  de l’avenue Benyahia Belkacem. Il  a déclaré, être décidé à franchir une nouvelle étape et prendre le taureau par les cornes, du fait que personne ne veut réagir  à ses appels.  Les fuites d’essence, qui s’infiltrent dans le sous sol de son lotissement et en particulier sous son garage, ne semblent guère déranger les services concernés, qui sont en train de suivre les pas des responsables de la résidence universitaire de Tlemcen, qui a explosé et causé la mort à 8 malheureux étudiants. Ce drame selon lui, risque de se reproduire à Mostaganem vu l’insouciance des responsables, devant un tel danger qui menace tout un quartier. Mais cette fois-ci, Monsieur Boussouf veut anticiper les choses, car ayant eu marre d’attendre qu’une décision soit prise et ce malgré les multiples démarches infructueuses et appels lancés aux autorités, s’est rapproché de notre rédaction et nous a appris, qu’il était  décidé à commettre l’irréparable, envisageant de mettre le feu aux fuites d’essence qui s’infiltrent sous sa maison, pour se faire exploser avec la station Naftal, si aucune décision n’était prise. Cette menace si elle est mise à exécution, risque de causer des dégâts énormes car sur l’avenue  Benyahia Belkacem se trouve deux stations d’essence  proches l’une de l’autre et que ne sépare  que quelques mètres. Une telle décision a été murement réfléchie selon lui du fait que la fuite d’essence a été à maintes fois signalée, d’où le déplacement d’une commission sur les lieux diligentée par la protection civile et qui après constat, a émis des réserves sommant Naftal d’entreprendre certains travaux, du fait que le mur mitoyen risquait l’effondrement, la mettant ainsi en demeure de revoir les normes de sécurité et les installations, surtout qu’il s’agit d’une station d’essence et que la moindre étincelle pourrait provoquer l’irréparable, mais rien n’a été entrepris et les risques sont réels, d’autant plus que la station est mitoyenne au domicile du commandant du secteur militaire, avec celle du plaignant, de la résidence de la wilaya, ainsi qu’avec les immeubles avoisinants .  Après le passage de la commission selon lui, il a fallu plus de 6 ans et ce n’est que suite à une entrevue avec le précédent wali M. Zoukh Aek, qui s’était déplacé sur les lieux pour constater de lui-même les faits, qu’un arrêté de fermeture de la station d’essence en date du 29 août 2001 a été signé. Cependant, force est de constater qu’après une année de fermeture, l’on ait décidé de rouvrir la station enfreignant ainsi un arrêté  préfectorale défiant l’autorité même d’un wali. Une fois encore, voyant que ces gens ne voulaient pas se plier à l’autorité, Monsieur Boussouf  a dû une nouvelle fois saisir l’ex-wali Mme Zerhouni, qui a envoyé une autre commission de l’environnement sur les lieux pour enquêter en date du 8 avril 2007, cette dernière dans son rapport a émis les mêmes réserves que la précédente. Pressée par la commission, Naftal a du reconstruire le mur illicitement, car cette dernière dans son rapport avait émis aussi d’autres  réserves, concernant la sécurité des lieux et du voisinage et  insistée,  pour que  tout soit mis en œuvre pour prévenir tout danger lors des opérations de  compostage, revoir les accessoires, l’installation électrique jugée défaillante, prévoir des abris pour les extincteurs, procéder à une expertise des soutes de stockage et autres remarques non moins importantes et qui touchent de près la sécurité des lieux, tels que le mur qui sépare la station au terrain dont il est propriétaire. Une autre commission toujours celle de l’environnement, s’est déplacée une autre fois sur les lieux en date du 3 décembre 2007 et n’a fait que confirmer les réserves prises par les précédentes commissions. Dans ce même contexte, Monsieur Boussouf rappelle qu’un huissier de justice s’était déplacé sur ordre du président du tribunal pour constater à son tour la situation qui demeure à ce jour en l’état.

C.Djamel
Samedi 9 Juin 2012 - 22:00
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1.Posté par fmaryam le 09/06/2012 22:24
la stabilité d'un pays passe d'abord par une justice impartial , juste et equitable.

2.Posté par gagnant le 11/06/2012 11:53
Et que font les voisins concernés par cette affaire ? Ne sont-ils pas en danger ?

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