REFLEXION

Un cinéma en panne et des salles fermées... Nous sommes bien avancés! La marche arrière...!

Un pays sans salles de cinéma est un pays arriéré, un pays qui n’a pas encore décollé vers la technologie culturelle, un pays en retard… est c’est le notre.



Un cinéma en panne et des salles fermées... Nous sommes bien avancés! La marche arrière...!
L’Algérie comptait officiellement en 1987, 350 salles de cinéma, soit un peu plus qu’à l’indépendance. Toutefois, sur l’ensemble de ce réseau, 230 salles seulement étaient en activité en janvier 1987.
Depuis, nous sommes en 2009, il ne restait de ces 230 salles, seulement quelques cinémathèques, le reste a disparut non pas pour cause de baisse des fréquentations dues à une éventuelle concurrence de la télévision, comme il a été émis dans certains rapport des APC, où le P.APC lui-même élabore des mensonges, pour pouvoir convoiter certaines salles de cinéma au profit de certains influents en PP (Pognon et Politique) .Pour cela il fallait abandonner ces salles sans aucune réfection, ce qui comptait c’est le lieu et le terrain, le cas des dizaine de cinéma à travers les villes de l’Oranie. Des salles abandonnées d’autres salles fermées pour des raisons que tous les citoyens ignoraient, alors que de temps à autre certaines salles changent de vocation au profit d’un privé .qu’en réalité ne devraient en aucun cas changer de vocation. Même la généralisation du privé dans le secteur de l’exploitation n’a pas réglé les problèmes de celle-ci, bien au contraire.
Le malheur, c’est que au niveau des communes et depuis l’indépendance on n’a jamais pensé réaliser une salle de cinéma. La culture était et jusqu a aujourd’hui la cinquième roue de la charrette. Malgré les centres culturels ouverts en ce sens sont restés pauvres en équipement, on n’y trouve même pas une bibliothèque qui peut satisfaire l’étudiant. Les APC ne contribuent pas dans l’enrichissement de la culture au niveau de leurs communes. Certains responsables sont mêmes analphabètes pour parler culture et art !
Aujourd’hui les salles de cinéma fermées, devenues, le lieu de tous les enjeux, de toutes les polémiques et de toutes les passions. Et à défaut de films, elles produisent des convoitises et des querelles qui n’ont pas toujours fait honneur.
Il y a aussi la crise de créativité, qui a favorisée la disparition prématurée des salles de cinéma, car les espoirs liés au cinéma algérien depuis ses premiers longs métrages de l’indépendance ont fini par s’évaporer au moment où il commençait à les satisfaire. A l’exception des co-productions menées dans les années soixante par la société de production privée ‘’Casbah Films’’, le cinéma algérien a toujours été étatique. Pour cette raison, il a évolué d’une manière assez paradoxale, marqué d’un côté par un aspect « engagé », reflétant la politique sociale du pouvoir (notamment rurale) à cette époque,et s’assignant un rôle d’instrument de conscientisation au service des masses, et de l’autre , par un champ d’intervention et de création très restreint et caractérisé par un contrôle des projets de films et par l’autocensure. Etant par ailleurs démuni d’une base infrastructurelle adéquate, le cinéma algérien a, une fois sorti de son optique révolutionnaire et d’une époque marquée comme telle (films sur la lutte de libération nationale et films d’intervention sociale axés principalement sur la terre et la femme), pour investir les terrains de la société actuelle et d’une fiction moins « engagée », abouti à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt, à une crise de la créativité ( pudiquement appelée « crise de scénario ») puis, depuis 1984, à une crise structurelle grave, la plus grave qu’il ait connue depuis sa naissance : la disparition quasi-totale de la production.
Or, en ce qui concerne « crise de scénario », il n’a jamais été question en Algérie de crise de scénario, au cinéma comme au théâtre. Seulement l’histoire a retenue, que les responsables du Cinéma et du Théâtre en particulier les réalisateurs avaient totalement fermés les portes aux plumes, des scénarios acceptés même au niveau de la télévision algérienne n’avaient jamais faits l’objet d’une exploitation. Les réalisateurs voulaient êtres eux les scénaristes, les dialoguistes, les acteurs, les figurants, , voila pourquoi le cinéma algérien et aussi le théâtre n’ont jamais réussi à se tenir debout.
QUE DIRE DE LA PRODUCTION N NATIONALE ?
La production nationale avait ses premières œuvres marquées par une sincérité (parfois naïve) qui, dans les œuvres ultérieures, a maintes fois viré vers le cliché. Une si jeune paix (1964) de jacques Charby, Hassan Terro et le Vent des Aurès (1966) de Mohamed Lakhdar Hamina, La Voie (1968) de Mohamed Slim Riad, L’enfer a dix ans (1968 (collectif), ou les courts métrages Elles, de Ahmed Lallem, l’Obstacle de Mohamed Bouâmari et La Bombe de Rabah Laradji, se caractérisent en outre par un aspect dépouillé et un réalisme que n’a pas toujours retrouvé le cinéma algérien., malgré une certaine perception du cinéma algérien, qui tend à en faire un cinéma braqué sur la lutte de libération nationale, celui-ci n’a produit qu’une vingtaine de films sur ce thème. En plus des longs métrages précédemment cités de cette production se dégagent deux grands sommet du cinéma algérien, La Bataille d’Alger (1966) de Gillo Pontercorvo et, quoique situé en France, les Sacrifiés (1982) de Okacha Touita (tous deux des co-productions) qui, en sortant des généralités (et des clichés) dans lesquels s’est complu l’essentiel de la production relative à la guerre, montre à quel point ce thème été insuffisamment abordé.

LE CINEMA SOCIAL

Apparu au début des années soixante-dix avec le lancement de la Révolution agraire, le cinéma « social » s’est à son tour essoufflé assez rapidement et le cinéma djidid, concept relatif à la vague de films représenté par le charbonnier (1972) de Bouâmari et la production de la TV (Noua de Abdelaziz Tolbi, etc, est resté sans lendemain. A l’exception de chronique des années de braise (1974) de Lakhdar Hamina (Palme d’Or à Cannes) et d’un autre film sur l’histoire, Les Déracinés (1976) de Lamine Merbah, les films des années soixante-dix consomment définitivement l’essoufflement du cinéma ‘de la Révolution » et des grands « engagements nationaux », de plus en plus en butte à la difficulté de fictionnaliser des discours purement idéologiques.

Dans ce contexte, une œuvre originale,’’ OMAR Gatlatou’’ (1976) de Merzak Allouache, rompt avec les approches habituelles et promet à cette époque un moment pour le cinéma algérien des perspectives nouvelles qui ne viendront pas. En fait, après l’euphorie du début des années soixante-dix, les œuvres les plus marquantes du cinéma algérien se situent toujours à contre-courant de ses grandes tendances, et seront le fait d’individualités, plutôt que de tendances. En 1971, un film bizarre, complètement marginal (il est produit par la ville d’Alger) annonce Omar Gatlatou, et acquiert rapidement une valeur mythique ( et de référence) : Tahia ya Didou de Mohamed Zinet décédé en exile. Autre film à part qui donnera ses meilleurs titres de noblesse au cinéma algérien, Nahla (1978) de Farouk Bloufa (financé par la TV et tourné au Liban.)

LA NOUVELLE VAGUE
Aujourd’hui, après la Disparition de nos salles de cinéma, et de son public, des Algériens produisent des films différents de ceux des années passées. Bab El Oued Cité de Merzak Alloach est un film qui pratiquait une autopsie rapide du terrorisme en Algérie, un film qui mérite d’être passé par l’ENTV, les Algériens ne l’on pas encore vu.et les responsables de l’ENTV ne le programme pas. Pourquoi, Pourtant il ne fait pas peur aux responsables !. Bien sur d’autres films qui ne méritaient même pas d’être cités tels « viva l’Adgerie » son scénario est d’une extrémité bafouant tous les principes de la société algérienne.. Les années quatre-vingt dix, ont données l’occasion à certains hommes et femmes du cinéma Algérien à fuir le pays, pour s y installer dans l’autre rive de la méditerranée, un prétexte éphémère pour les uns qui sont allés faire le clown chez les étrangers, en quête d’un certificat de résidence. Nous les avons rencontré entrain de glorifier leurs maîtres d’hier.
Partout, dans les pays arabes en particulier le Maroc, l’Egypte et le Liban, les salles de cinéma affichaient complet Des films réalisés durant tous les mois de l’année et qui devançaient la télévision, alors que chez nous en se contente d’acheter des copies étrangers avec une traduction très médiocre, sans que le Ministère de la culture bouge le petit doigt, nous dira un ancien réalisateur en retraite. Oui en Algérie on oblige le réalisateur, le comédien, l’acteur et le professionnel du domaine à partir en retraite, et ceci est un facteur de notre présente décadence culturelle.

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Mercredi 14 Octobre 2009 - 21:48
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