REFLEXION

Un chantier à ciel ouvert à Ain El Bia

LES TRAVAUX D’ALIMENTATION EN GAZ DE VILLE INACHEVES

Il est certain que quand un projet de raccordement d’un village au réseau de gaz naturel est accordé et inscrit par les autorités, la nouvelle fait réjouir ses habitants, et voir les travaux entamés, cela les rassure mieux que le rêve commence à devenir vraiment réalité.



Un chantier à ciel ouvert à Ain El Bia
C’est le cas de la grande avenue du camp 2 dans la commune d’AinEl Bia dont le projet de raccordement en gaz de ville est enfin en cours de réalisation. Une réalité chose qu’on ne peut nier, malgré le retard et la traîne qu’il a connus. Cependant, ce qui convient de signaler et qui incite le désagrément, voire la crainte chez la majorité des citoyens, questionnés sur le déroulement et l’avancement de ce projet, c’est le fait que pour eux les nombreuses tranchées qui sont restées béantes avec des barres métalliques qui en sortent, constituent une vraie menace  pour eux, notamment sur leurs enfants et les vieux. Cet état de fait, faut-il le souligner a d’ailleurs causé des blessures pour un des habitants du dit village. Selon le témoignage de ce dernier. «Etant donné que tous les alentours de ma maison sont complètement creusés et laissés ainsi, quand je suis sorti le matin pour aller au boulot, je n’ai pu passer qu’en sautant, c’est alors que j’ai failli tomber dans la tranchée ; une barre métallique qui en sortait m’a blessé au genou, c’est dire que le pire a été évité de justesse». Il est à noter en fait qu’effectivement, il suffit d’un simple déséquilibre sur ces tonnes de terre autour de l’énorme fossé pour qu’un drame survienne. Les premières cibles sont particulièrement les enfants qui passent quotidiennement par certaines des ruelles où se trouvent ces crevasses, à l’instar d’une d’entre elles qui est laissée à ciel ouvert, depuis près d’un mois. «En ces journées hivernales, en plus de l’obscurité, ajouté à l’absence d’éclairage à ce niveau, je ne peux laisser mes enfants sortir seuls le matin pour aller à l’école, je ne peux même pas imaginer le sort de celui ou celle qui pourrait y tomber ; avec ces énormes barres métalliques, il est donc obligatoire de procéder soit à la reprise jusqu’à l’achèvement des travaux à ce niveau, soit à reboucher ces tranchées en attendant», déclare un citoyen, avant qu’un autre enchaîne : «C’est un vrai massacre qui est en train de se faire dans ce village, on dirait même que ce dernier a eu à faire face à un grand bombardement». Ceci pour faire allusion aux tonnes de terre et de sable laissés devant les habitations et gênant même la circulation de leurs habitants. Dans ce sillage, un autre citoyen ajoute : «Juste en sortant de chez nous, on se retrouve face à une montagne de sable et une autre de terre, pourtant les travaux au niveau de ce quartier sont achevés, imaginer encore la situation quand il pleut ; ces tonnes de terre envahissent nos foyers, qu’on a du mal à garder entretenues actuellement !». Il est à signaler également que même des conduites d’eau n’ont pas été épargnées, par cette manière dont se fait le raccordement au réseau du gaz naturel  au camp 2 à Aïn El Bia. A plusieurs reprises, les citoyens se sont retrouvés face à l’absence d’eau suite à ces conduites endommagées. Il convient de souligner enfin qu’en plus de la longue attente, qui  risque de faire perdre aux citoyens de ce village l’espoir de voir enfin le raccordement en gaz naturel voir le jour, s’ajoute tous ces laisser-aller et les arrêts de travaux, en plus de l’anarchie. Le tout faisant traîner l’achèvement du dit projet. Les citoyens se demandent si vraiment leurs foyers seront alimentés cet hiver, sachant que le premier mois de la saison est arrivé à terme !

Medjadji H
Dimanche 12 Février 2012 - 11:13
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Oran
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