REFLEXION

Un burnous doré pour Leila Aloui et la rue à vie pour «Zabata» !



Le monde artistique algérien fêtait sa journée nationale de l’artiste instituée par le Président de la République depuis le 8 Juin de l’année 2012 en commémoration de l’assassinat  du chahid Ali Maachi, chantre de la Révolution nationale, survenu le 8 juin 1958, arrêté après la découverte dans son domicile d’engins explosifs, torturé au centre de tri et de transit de Tiaret, où il a été par la suite lâchement assassiné avec deux autres martyrs. Malheureusement, cette journée particulière semble dévier et se vider de tous ses sens au fil de sa célébration d’une année à l’autre et tendre à devenir un superbe festin où les artistes venus d’ailleurs sont honorés au mépris de certains artistes nationaux mis à la marge pour de bon. À ce titre, l’actrice égyptienne Leila Aloui (une illustre inconnue), arborant  un burnous  doré lors de la tenue de la huitième édition du festival international du film arabe d’Oran a reçu tous les honneurs du public. Elle  qui a été l’une des plus virulentes à ‘’insulter l’Algérie et son peuple’’  juste pour un match de qualification en Coupe du Monde de l’équipe nationale  de football et  qui ne devait nullement mériter  une telle considération. Alors que l’acteur algérien Ismail Aissaoui, connu plus sous le nom artistique de «Zabata » est toujours  dehors avec ses trois enfants sans domicile fixe depuis si longtemps sans que personne n’ose s’inquiéter sur son triste sort ou l’aider juste à avoir un abri qu’il attend impatiemment et n’a que faire aujourd’hui  de tant  d’applaudissements  et de roses! Certains de ces ‘’mal-aimés’’ qui ont su magnifiquement se frayer un chemin pour nous éblouir avec  un verbe talentueux, une voix mélodieuse, une instrumentation musicale, des danses effrénées, une inoubliable œuvre littéraire,  ou des toiles de peinture d’une beauté rare, restent  encore marginalisés, et demeurent en quête d’une reconnaissance qu’ils  attendent  pendant  des années et ne reçoivent qu’après la disparition tragique à titre posthume. Une condition décriée par les dizaines  d’artistes qui ne cessent de lancer des cris de détresse  pour un meilleur sort et la consécration d’un statut «confectionné à la hâte » qui les indigne trop et ne les honorerait point.

L. Ammar
Mardi 9 Juin 2015 - 18:43
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CHRONIQUE
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