REFLEXION

Un appel légitime



Un appel légitime
Le clan Sorkozy est dans l’embarras. Le président de l’Etat français se cherche et n’arrive plus à mettre de l’ordre dans la maison de l’UMP, ni d’ailleurs dans la grande maison de France. Hormis, la campagne pour les régionales dont les sondages maintiennent toujours les socialistes en tête, vient la polémique déclenchée sur la gestion de la catastrophe causée par la tempête Xanthia, qui a frappé les côtes ouest de la France, voilà que la société civile se soulève et demande purement et simplement la suppression du ministère de l’immigration qui met la démocratie en danger. Le groupe de huit historiens qui a déposé sa démission du conseil scientifique de la Cité de l’immigration, à l’annonce de la création de ce ministère en 2007, se pose toujours la question sur l’opportunité d’une telle décision politique. A quoi a-t-elle servi depuis deux ans et demi, si ce n’est à la stigmatisation de l’étranger. Le discours politique actuel de la droite qui consiste à rejeter tout sur l’autre, en est la preuve incontestable. En 2007, Brice Hortefaux, alors ministre de l’immigration, avait reproché à ces historiens de verser dans un procès d’intention à son égard, mais force est de constater aujourd’hui que leur crainte soit réalisée, avec la multiplication des expulsions, placement des enfants dans des centres de rétention, la création d’un délit de solidarité, arrestations des parents d’enfants scolarisés devant les écoles et les rafles contre les sans-papiers. Un tableau noir d’une France noyée dans l’extrémisme et dans le racisme. Ce pays a été pourtant, le premier à proclamer le droit d’asile, malheureusement c’est tout un pan de son histoire qui est foulé aux pieds. La circulaire ministérielle adressée aux préfectures pour encadrer les débats était inacceptable au point qu’elle a généré un malaise chez les intellectuels, qui ne pouvaient accepter que le regard inquisiteur d’un pouvoir identitaire puisse planer. C’est pourquoi il est temps aujourd’hui de réaffirmer publiquement, contre ce rapt nationaliste de l’idée de la nation, les idéaux universels qui sont au fondement même de la République. L’appel du collectif « 24 heures sans nous », pour une journée sans travail et sans consommation, destiné à tous les immigrés et à tous les français d’origine étrangère, appuyé par des associations, des partis et des candidats aux futures élections, a été un test grandeur nature pour démontrer si besoin est, que la France ne peut avancer sans les immigrés. Aujourd’hui, la réalité est là, la droite a viré complètement à droite, laissant le champ libre aux dérapages verbaux, aux actes d’intimidation, à la stigmatisation de l’islam en particulier et de l’étranger en général. Mais la société civile française est déterminée à mettre un terme à cette politique extrémiste de Sarkozy en exigeant non seulement la suppression du controversé ministère de l’identité nationale et de l’immigration, mais exige que ce dossier soit définitivement enterré et qu’on en parle plus.

Amara Mohamed
Vendredi 5 Mars 2010 - 10:11
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CHRONIQUE
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