REFLEXION

Un ancien policier marocain vend un rein sur Facebook

N’ayant plus perçu de salaire depuis plusieurs mois, un ancien policier marocain résidant à Khouribga a décidé de mettre son rein en vente sur sa page Facebook. Un geste désespéré pour subvenir aux besoins de sa famille.



Un ancien policier marocain vend un rein sur Facebook
Hicham Jilali, 37 ans, officier de police à Khouribga et père de trois enfants, était jusqu’en fin d’année dernière, un fonctionnaire presque comme tous les autres. Aujourd’hui, il met son rein en vente via une annonce postée sur sa page Facebook, afin de subvenir aux besoins de sa famille, révèle l'agence de presse espagnole EFE. Et pour cause : il n’a plus perçu de salaire depuis six mois.
Accusé en effet de violence vis-à-vis d'un détenu suite à un article publié par un site d’information, la justice l’avait pourtant innocenté. La Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a, malgré cela, décidé de le suspendre. M. Jilali se dit victime d’une injustice, puisqu’il n’a jamais reconnu les faits qui lui sont reprochés. N’ayant pas trouvé de travail depuis cette affaire, l’ex-officier s'est retrouvé dans l'incapacité de payer les études de ses enfants, si bien que l’un de ses fils vient d’être renvoyé de son école. Pour ce qui est du logement, l'homme est menacé d’expulsion car n’ayant pas les moyens d’honorer ses engagements. Il juge ses conditions de vie actuelles misérables.Le geste de Hicham Jilali est perçu par la presse nationale comme une sorte de scandale. D’autant que l’ex-officier n’est pas méconnu de la sphère médiatique marocaine. En août 2011 déjà, il avait invité les journalistes à assister en direct à sa tentative de suicide. Ayant accordé son soutien à une jeune fille se disant victime d’un abus sexuel perpétré par un fortuné de la région de Khouribga, l’ex-policier avait été muté à un poste dans une autre ville du pays, sans s’y rendre. C’est ainsi qu’il s'est vu privé de son salaire, puis suspendu. Il a alors décidé de mettre fin à ses jours dans l’enceinte même de l’administration provinciale de la Sûreté nationale à Khouribga. Finalement, il a survécu à sa tentative de suicide et a par la suite, regagné son poste. Cette fois, sa suspension semble définitive et M. Jilali espère que la vente de son rein pourra l’aider à sortir de la précarité, sauf que l'acte reste illégal. Et s'il parvient à son but, il participerait ainsi à un trafic d'organes, un acte qui reste répréhensible aux yeux de la loi.

Ismain
Mercredi 12 Juin 2013 - 17:06
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ACTUALITÉ
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