REFLEXION

Un algérien poursuit en justice l’administration Bush

DATENU PENDANT 6 ANS A GUANTANAMO



Un algérien poursuit en justice l’administration Bush
Après les attentats du 11 septembre qui ont secoué la plus grande puissance mondiale, suivi de la guerre menée par l’administration Bush contre le terrorisme, déjà plus d’une décennie écoulée, d’innombrables dérives ont germé pour pointer du doigt de hauts responsables américains d’être à l’origine d’accusation d’innocents citoyens de divers nationalités pour terrorisme et qui ont passé plusieurs années derrière les barreaux dans la prison de Guantanamo. Après plusieurs plaintes déposées auprès de la justice à l’encontre de hauts responsables américains, c’est au tour d’un algérien âgé de 54 ans qui a été enlevé par les américains alors qu’il se trouvait au Pakistan. Selon un quotidien américain, Ammar Ameura été incarcéré en 2002 en prison américaine de Guantanamo. Libéré en 2008, il est rentré en Algérie. Selon son témoignage, cet Algérien vivait au Pakistan et travaillait dans l’humanitaire en 2002. Un jour, la police pakistanaise lance un raid contre le domicile de son voisin. Selon lui, des officiels américains présents auraient en même réclamé son arrestation pour l’interroger. Pour Ammar Ameur, il s’agit ni plus ni moins d’un enlèvement. Car son cauchemar va durer six ans. D’abord détenu dans une prison pakistanaise, il est ensuite transféré à la base américaine de Bagram, puis vers Guantanamo. Il affirme avoir été attaché avec des menottes sur de longues périodes, privé de sommeil, de nourriture, menacé avec des chiens et déshabillé, en clair, torturé. Il réclame donc des réparations pour « traitement inhumain et cruel sur un civil en temps de guerre », ce qui, selon la convention de Genève, est une claire violation de ses droits et justifie un procès.De plus, il ajoute qu’un ordre de libération avait été signé à son égard en 2005, mais qu’il a fallu trois ans pour que lui et ses avocats en soient informés. Il aurait donc passé trois années à Guantanamo sans aucune raison. Les avocats de Ammar Ameur ont d’ailleurs recueilli le témoignage d’un colonel de l’armée américaine à la retraite qui affirme que les responsables de la Défense « savaient que de nombreux innocents étaient maintenus illégalement en détention à Guantanamo, mais qu’ils refusaient de les relâcher par peur des répercussions politiques ».Ammar Ameur n’est pas le premier ex détenu de Guantanamo à poursuivre d’anciens responsables politiques américains dans l’État de Washington, précise The Seattle Times. Notamment, Robert Gates, qui est domicilié dans cet État. D’autres plaintes ont aussi été déposées dans le reste du pays.

Sarah
Mardi 11 Octobre 2011 - 22:13
Lu 357 fois
ACTUALITÉ
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 10-12-2016.pdf
3.37 Mo - 10/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+