REFLEXION

Un Printemps à l’Algérienne



Finalement, M. Bouteflika est l’unique président du monde arabe à venir féliciter la bienvenue au printemps arabe en lui offrant un magnifique bouquet de fleurs, contrairement à ce qui se passe sous d’autres cieux. L’histoire contemporaine des Arabes retiendra à jamais ce geste tant attendu d’un chef d’Etat des plus sages venant, par un discours, mettre hors d’état de nuire tout un système qui a gangrené la société algérienne de bout en bout et de secteur en secteur. Il vient de s’armer d’un courage sans égal et qui n’a jamais pu être pris par un autre président pour annoncer la fin du règne de l’injustice et de la hogra. Il vient de décider, en premier magistrat du pays, de la véritable renaissance de la République Algérienne Démocratique et Populaire qui ne figurait que sur les entêtes des documents officiels, ce cher Etat républicain tant rêvé par les martyrs de la glorieuse révolution armée et des millions d’Algériens qui l’attendent depuis l’indépendance. Il vient de libérer l’Algérien, cet homme hors du commun, capable de tant d’exploits en tous genres, offre la feuille de route pour la réalisation d’autres miracles qu’il est seul à savoir produire, et un permis pour faire taire tous les détracteurs de tous bords, qui ne cessent de le critiquer pour le plaisir du dénigrement. Le président de la République a osé s’attaquer à un système maffieux, semblable au phœnix, qui renaissait de cycle en cycle, en dictant les mesures de sa mise à mort. Pour ce fait unique à travers les annales de l’histoire de l’Algérie indépendante, il sollicite l’aide du citoyen pour se mobiliser à défendre son droit et faire son devoir d’Algérien, en s’impliquant davantage dans la vie politique du pays, de par la révision constitutionnelle attendue avec des lois majeures, dont la loi électorale et celle des partis politiques. Il invite également à ce titre la presse, à redevenir ce 4ème pouvoir tant attendu, pour dénoncer les failles qui entravent le développement social et économique, les injustices qu’endurent certains citoyens à jouir de leurs droits bafoués dans l’impunité, qui se prennent pour des rois, et surtout lutter farouchement pour dénoncer tous les maux qui parasitent les circuits administratifs et commerciaux, et leurs auteurs qui répondront de leurs actes devant une justice libre et juste. M. Bouteflika vient de redistribuer les cartes du jeu de la démocratie, en offrant encore une fois, les atouts au citoyen et surtout au journaliste, pour de nouvelles parties d’un jeu loyal dont le gagnant ne sera que la démocratie au sens large pour un second et nouveau souffle du printemps arabe, et dont les autres chefs d’Etats arabes doivent s’imprégner du nouveau modèle algérien mis en route par le président et le suivre sans trop tarder. Ce qu’a fait décider Bouteflika, n’est qu’un printemps à l’Algérienne.

L. Ammar
Mercredi 20 Avril 2011 - 14:28
Lu 328 fois
CHRONIQUE
               Partager Partager

A LA UNE | ACTUALITÉ | MOSTAGANEM | RÉGION | CULTURE | SPORTS | CHRONIQUE | DOSSIERS | ISLAMIYATE | Edito | RAMADANIATE | NON-DITS | DÉBAT DU JOUR | TRIBUNE LIBRE | PUB | Spécial 1er Novembre 54 | Aidons-les ! | MOSTA-HIER | بالعربي






Edition du 07-12-2016.pdf
3.31 Mo - 06/12/2016





Flux RSS


Retrouvez-nous sur Google+