REFLEXION

UNIVERSITE DE MOSTAGANEM : Colloque national « Langue et publicité »

C’est hier aux environs de neuf heures du matin qu’a débuté le Colloque national « Langue et publicité ». Dans tous les pays du monde, une pub au moins a marqué la mémoire des gens. Quelle qu’elle soit : spot télévisé, affiche, message radiophonique, un panneau en bord de route ou simple prospectus dans la boîte aux lettres. Tout le monde se rappelle chez nous ces cheveux qui tombent ou ce yaourt meilleur que tous les autres. Le message publicitaire a ses boîtes et ses spécialistes.



UNIVERSITE DE MOSTAGANEM :  Colloque national « Langue et publicité »
En Algérie, nous ne sommes pas encore au message qui traine derrière un biplan, mais nous n’en sommes pas loin. Et c’est ainsi que différents spécialistes en communication se sont penchés sur le phénomène qui désormais fait partie de nos paysages. Un phénomène qui, dans les sociétés évoluées commence à faire des remous, car à la longue il fut et est toujours mal accepté. Pour une des rares fois, l’amphithéâtre était archicomble. Même M. Le Recteur n’a pas raté cette occasion malgré ses obligations. Une réussite des organisateurs, soient les départements de l’information et de la communication et le département des langues et de l’information de l’université d’Oran. C’est le docteur Larbi Bouamama qui ouvrit le bal avec son bref message de bienvenue qu’il a fait suivre du rôle du message publicitaire dans le monde de l’internet et du satellite ainsi que les projets en cours. Le docteur Azzouz de l’université d’Oran a salué en particulier l’échange interuniversitaire. Le Docteur Smaha Hadj Djilali, doyen de la faculté des Sciences et humaines, a bien voulu préciser que mettre dans le bain plusieurs universités, tout en laissant la parole aux spécialistes en différents domaines toujours liés à la publicité. Puis vint le tour d’éminents conférenciers dont la majorité est des spécialistes surtout en communication pour éclairer les auditeurs présents à la première étape parmi quatre sous la houlette du docteur Smahi Bouhadjra.

Belghitia Samira de l’université d’Alger :
Le message publicitaire et ses spécificités. Le message est selon elle, soit politique, social ou commercial. Sa fonction est soit expressive soit appellative. Le mot, la phrase métalinguistique est surement appelée à tenir compte de la culture et des us et coutumes des peuples. L’impact social et psychologique n’est pas à l’écart du discours publicitaire.
Saadi Ahmed, université de Chlef :
L’expression artistique dans le texte publicitaire et le problème de facilité un verbe. Le crieur public, cet être du patrimoine qui tend à disparaître, fut, dit-il, son premier moyen de publicité. Professeur d’arabe, il s’en est tenu à expliquer le rôle du message publicitaire qui meurt aussi vite qu’il ne naisse. Les spots publicitaires contribuent même à enseigner les langues étrangères. En Algérie, les messages publicitaires sont en langue populaire qui ne tient point compte du côté artistique.
Mansouri Miloud, université d’Oran:
Le message publicitaire reste un message publicitaire. Le message publicitaire nous a suivis même sur nos téléphones cellulaires. La prévention est d’utilité publique de par les messages que nous avons connus en Algérie telle la lutte contre la drogue, la protection du consommateur ou l’hygiène. Par contre le commerce reste le centre du discours publicitaire.
Berkane Mohamed, chef du département Sciences de la communication, université d’Oran :
Le discours dans la langue publicitaire. L’argumentation dans le domaine publicitaire et la télévision algérienne. Un exemple de stratégie publicitaire : Mobilis, Djezzy et Nedjma. La couverture, le nombre et la qualité. Un message publicitaire a un impact instructif et éducatif. Les erreurs constatées sont par exemple sur certains de nos spots le vol et le manque d’hygiène.
Ibtissam Chachou a présenté « La créativité /variabilité stylistique dans les textes publicitaires algériens ». Recherche poétique, correspondances des deux consonnes finales dans deux segments juxtaposés, le nom de l’opérateur rime avec celui de l’agent qui le représente, l’équivalence rimique implique une connivence sur un plan, celui de l’appartenance algérienne du producteur, contrairement à d’autres opérateurs. Mobilis est l’exemple type abordé dans ce domaine par la conférencière, car il exploite souvent la singularité du marché algérien. La seconde étape fut présidée par le professeur Mohamed Berkane et la première conférence fut donnée par M.Defla Bengharbia de l’université d’Oran et qui traita du discours publicitaire. Le discours publicitaire est devenu un service public dans sa technique et son art. La publicité est devenue une culture populaire mondiale. Le discours publicitaire est informatif et communicatif. Les agents publicitaires présentent des symboliques à des différentes fins tout en jouant sur les sentiments des masses. La publicité a fait des humains clonés qui cherchent leur bonheur. Le docteur Abdelkader Malfi du département des sciences de l’information et de la communication de l’université de Mostaganem, a traité les techniques du discours persuasif en matière de publicité et c’est ainsi qu’il a appuyé sur le fait de faire d’abord intéresser les masses. Le conférencier s’est attardé sur l’étude d’images afin de les décortiquer pour montrer le rôle de l’image en matière de publicité ainsi que le langage propre et le langage figuré. Abdellah Thani Kaddour de l’université d’Oran a présenté une conférence sous le titre « La sémiologie de l’image publicitaire ». L’échec ou la réussite d’une publicité dépend du message et son fondement linguistique, son icône, son design et la musique d’accompagnement. Le docteur Bensbiaâ Abdelhak de l’université de Mostaganem a présenté une conférence en français sous le titre « Analyse des mécanismes discursifs du message publicitaire : pour un message réussi ». une attitude de nature commerciale qui tend à influencer autrui en ayant recours à des stratégies communicationnelles. Le conférencier n’a pas omis de saluer son professeur dans la salle qui, dit-il, lui a appris à voir les choses avec un œil critique dans un but constructif. Aucune publicité n’est innocente, selon le conférencier. La publicité moderne repose sur la compétitivité, la concurrence, les coûts et les moyens lourds de confection et d’impression. Et c’est avec lui que l’on voit ce que l’on peut commettre comme erreur en matière de publicité dont celle d’un lait en poudre néozélandais commercialisé en Algérie. Enfin, il a préconisé la catégorisation des produits publicitaires. Le professeur Gouaïche Djamel du département des sciences de la communication et de l’information a traité de « la langue du discours publicitaire : recherche de la sémiologie de l’image ». C’est l’économie de marché qui a imposé l’image en publicité. Il est indéniable que nous consommons tout en tenant compte inconsciemment de la publicité, car il est dit que « le langage c’est l’inconscient ». Un débat a précédé le déjeuner et professeurs et étudiants ont étalés leurs remarques, suggestions, questionnements, idées et autres points de vue.

Benatia
Mardi 22 Février 2011 - 18:13
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MOSTAGANEM
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