REFLEXION

UNIVERSITE DE MOSTAGANEM : 18 juin 1845 les enfumades du Dahra

L’Algérie étant à la croisée des chemins, la crème des crèmes essaye tant bien que mal de se mêler de ce qui lui a été confisqué. De qui l’a toujours regardé et a toujours été abordé timidement.



UNIVERSITE DE MOSTAGANEM : 18 juin 1845 les enfumades du Dahra
Il est clair aujourd’hui que notre université reste l’une des rares montures fiables pour se frayer une place au soleil dans ce monde où l’image et l’argent règnent en maîtres. Et nos érudits à Mostaganem, sans aucun répit, se sont mis de la partie, comme il a été constaté au cours de toute cette année universitaire. Une année très riche et qui se termine en beauté avec l’exploration avec une vision moderne de la mémoire de tout un peuple. Une vision qui, selon le recteur, saura imposer le véritable passé de l’Algérie et des Algériens sans chercher à faire endosser la faute à des personnes ou des institutions. Et c’est ainsi que l’Université Abdelhamid Benbadis de Mostaganem -UMAB- veut s’impliquer à fond dans l’Histoire et en y mettant « tout le paquet ». Rien de plus normal que de commencer par le commencement : les enfumades du Dahra. Une priorité dans la « stratégie globale de réinsertion » de l’Algérie moderne malmenée durant près de cinquante ans d’une indépendance mal digérée par une France poursuivie par son passé colonial. Si M. le recteur Seddiki M’hamed Mohamed Salahedine interpelle la presse, c’est surement pour glorifier des pages longtemps abordées timidement par nos historiens qui n’ont jamais prévu que viendrait un jour de février 2005 avec ses «Bienfaits du Colonialisme ». Après un bref rappel des méfaits du colonel Pélissier en juin 1845, sur ordre du général Bugeaud, et qui ont coûté la vie à des milliers de femmes et d’enfants réfugiés dans les grottes de Nekmaria, M. Seddiki a prié la presse de s’impliquer pour éveiller les jeunes algériens sur ce fait colonial considéré comme un crime contre l’humanité et qui « interpelle jusqu’à présent les principes fondateurs de l’humanité et des droits de l’homme ». Comme le champ est large et varié dans les fonctions de recteur et comme le mobile n’a cessé de sonner, M. Seddiki, dans un large sourire, a jeté la balle à M. Chaâlal, son adjoint, pour diriger le riche débat qui a suivi la conférence. Et… M. Seddiki ne put se retirer tellement y régnait cette ambiance conviviale comme toujours. Selon M. Chaâlal, le matraquage médiatique doit être une priorité afin que nul n’oublie et que les mémoires s’éveillent et se rafraîchissent. Enfin, M. Seddiki a assuré les gens de la presse que 2012 sera riche dans les domaines culturel et scientifique avec un programme qui aura pour assise et pour point de départ « la manifestation du 20 juin 2011. » Le public est cordialement invité le lundi 20 juin à neuf heures à l’amphithéâtre du site universitaire de Kharrouba.

Benatia
Samedi 18 Juin 2011 - 10:50
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ACTUALITÉ
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