REFLEXION

UNIVERSITE ALGERIENNE : L’étudient… est-il réellement l’homme de demain ?

Hier, en quittant l’université de la domination pour le maquis,ils avaient affirmé : nous ne ferons pas de meilleurs cadavres avec nos diplômes.



UNIVERSITE ALGERIENNE : L’étudient… est-il réellement l’homme de demain ?
Aujourd’hui ils se demandent s’ils feront de meilleurs cadres avec d’autres diplômes.
Ils sont des centaines de milliers, à Alger, Oran, Mostaganem, Constantine, Annaba, sur presque tout le territoire national. 47 ans après l’indépendance, nous apprenons tous les jours les problèmes de vie et d’étude qu’ils rencontrent, parfois gravement : Ils étaient arabisés au primaire et au lycée, arrivés à l’université ils trouvent tous les études en Français !! Comment vont t-ils assimiler les études ?
Ils ne sont pourtant pas exigeants. Ils ne demandent pas le luxe- Uniquement la résolution des problèmes- Quand ils sont solubles..
Tout cela ne les a pas empêchés d’être présents à chaque fois aux grands rendez-vous de notre peuple- contre l’arbitraire colonial à partir du 19 Mai 1956. Après l’indépendance ils étaient les premiers avant tous les pseudos militants et Moudjahidine aux côtés de la paysannerie sans terre quand la Révolution Agraire était de mise.
Non décidément, le mouvement étudiant algérien n’a rien à voir avec ce que l’on appelle contestation et corporatisme. Partie prenante des luttes de la jeunesse, il a lié son devenir à celui du pays.
L’étudiant algérien est mûr politiquement mais très pauvre socialement. Sa participation aux évènements politiques majeurs qui ont marqué la vie nationale le prouve suffisamment. Sa présence sur le terrain de la lutte pour le progrès social l’atteste. Cette maturité politique, ce lien indéfectible avec les masses populaires, l’étudiant algérien les a acquis tout au long de l’histoire de la lutte pour l’indépendance d’abord politiquement puis économique de notre pays. C’est en un mot l’aboutissement d’un long chemin.
Au delà des divergences, souvent idéologiques, qui opposent certains, sur la nature et l’ampleur du mouvement étudiant algérien, il est néanmoins irréfutable qu’il demeure une réalité historique, d’actualité et d’avenir.
Aujourd’hui cet étudiant qui a consacré tant d’années pour les études, on lui propose un poste très inférieur à ses diplômes et on profite de sa misère, pour qu’il accepte n’importe quoi. Nous les avons trouvés des chauffeurs, des simples gendarmes et policiers, des instituteurs du primaire, des gardiens de parking, des manœuvres dans la maçonnerie et beaucoup de chômeurs. Ils y en a ceux qui sont partis dans la ‘’Harga’’.
Téchghil chabab ou Alhane oua chabab c’est toujours la même chanson et le même refrain
Ceux que nous avons rencontrés, des licenciés en chômage, ils nous dirons : « Le travail est « niet », quant au truc de Tech Ghil Echabab c’est comme Alhane oua Chabab, c’est toujours la même chanson et le même refrain » On a adressé des demandes sans obtenir de réponse, même pour être recruté dans l’armée il faut être parrainé nous dira un jeune qui a fourni son dossier parmi les premiers et il n’a jamais reçu de réponse. Heureusement qu’il nous reste quelques gouttes du sang nationaliste qui circule dans nos veines. Autrement on ne se laisserait pas faire !!?
Ainsi ces étudiants qui représentent l’avenir d’une Algérie prospère, réduits à la clochardisation et à l’intoxication par le Kif, balbituriques et vin. (Pourvu qu’ils dorment) ce qui fait plaisir à d’autres mafioso de l’emploi et illettrés qui occupent les meilleurs postes, les pistonnés et les fils des influents. Même au sein de certaines entreprises transformées en « royaume » celui qui part en retraite se fait remplacé par son fils ou sa fille, tandis que les fils des chômeurs héritent bien sur le chômage !
Rappelons nous, que l’Union Générale des Etudiants Musulmans Algériens, fondée initialement pour préserver la personnalité algérienne devint à l’issue du congrès,de 1964 l’Union Nationale des Etudiants Algériens (UNEA), le congrès affirma le soutien total des étudiants au choix de l’indépendance nationale dans tous les domaines, choix arraché la main dans la main par les paysans, les ouvriers et les étudiants conscients, solidaires dans la guerre et solidaires dans la paix pour l’édification du pays.
Après le coup d’Etat du 19 juin 1965, l’UNEA est dissoute, parce quelle avait pris position contre le coup d’Etat. Et depuis l’Etudiant Algérien est partagé entre des partis des mouvements. Seulement il faut le dire L’Etudiant Algérien n’a plus la cote, déconsidéré, abandonné , désorganisé, se bat aujpurd’hui uniquement pour une « bouffe » améliorée et un petit lit dans un petit coin dans une petite chambre de la petite cité universitaire.. L’avenir, Dieu seul le sait.

Riad
Mercredi 20 Janvier 2010 - 10:27
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