REFLEXION

UNIVERSITE ABDELHAMID IBN-BADIS DE MOSTAGANEM : 1er Congrès International sur la santé au naturel

C’est mardi 7 décembre 2010, dans l’après-midi, que se sont ouverts les travaux du 1er Congrès International sur la santé au naturel à l'université Abdelhamid Ibn Badis. Sous l’égide du Professeur DJEBLI Noureddine, de la même université, a eu lieu cette rencontre, première et unique en son genre et elle se répétera dans une deuxième édition en 2011 et bien d'autres au delà.



UNIVERSITE ABDELHAMID IBN-BADIS DE MOSTAGANEM : 1er Congrès International sur la santé au naturel
Sous la présidence d’honneur du recteur de l’université de Mostaganem, M. M’hamed Mohamed Salahedine SEDDIKI, le  comité scientifique et le comité d’organisation  avec, respectivement  à leurs têtes le Docteur DJEBLI Noureddine et le Professeur BERKANI Abdellah, n’ont pas lésiné sur les moyens.

La faculté des sciences exactes et  des sciences de la Nature et de la Vie sort de l’ombre avec l’initiative du Département de Biologie sous l’égide du laboratoire de microbiologie et biologie végétale. Le but principal de ce congrès est d’abord de tirer la sonnette d’alarme sur la facture de médicaments, selon M. DJEBLI, l’intérêt de la médecine douce et  le retour de l’homme vers la nature. En plus il a été question d’échange d’expériences entre chercheurs algériens et étrangers concernant les soins naturels.

Sous la présidence d’honneur du recteur de l’université de Mostaganem, M. M’hamed Mohamed Salahedine SEDDIKI, le  comité scientifique et comité d’organisation  avec, respectivement  à leurs têtes le Docteur DJEBLI Noureddine et le Professeur BERKANI Abdellah, n’ont pas lésiné sur les moyens. Hormis nos chercheurs nationaux des différentes universités et laboratoires, la rencontre qui a duré trois jours a vu défiler sur la scène des éminences  de Russie, de Bulgarie, de Bosnie, du Nigéria, de Jordanie, du Yémen et de Libye.

Cela fait bien longtemps que les mots « sciences » et « international » ont divorcé en Algérie. C’est un second souffle que vient de donner à l’université algérienne et à  l’Algérie du savoir,  le Docteur DJEBLI qui a bien voulu nous accueillir chez lui par un jour férié faute de le retrouver dans son laboratoire.

Pour venir de Bosnie, il faudrait un visa vers l’Algérie que l’on retire de Serbie et un Bosniaque préfère le retirer de Vienne ! Vous aurez compris. Pour atterrir à Oran à partir de Lagos, il faut  passer par Londres. Et de Moscou, il faut atterrir à Alger et rejoindre Mostaganem. C’est dire qu’il faudrait être fort pour avoir l’honneur d’accueillir  ces éminences grises.  Une année de contacts et d’organisation. Et  ils sont venus.

Ces érudits, rassemblés à Mostaganem, ont traité de biologie où l’on arrive difficilement à distinguer entre le vivant et le non vivant. Il a aussi été question d’une vie meilleure avec un rapprochement de la nature. L’homme a dévié et le chimique le détruit. Il doit être dit que dans les pays de certains intervenants, les herbes et autres pharmacopées se vendent en pharmacie et prescrits par des médecins et tel est le cas de la Russie. On vous prescrit du paracétamol et une bonne dose de thym, de tilleul  ou de ginseng.

Plus de 500 genres de végétaux naturels, recensés en Algérie,  ne sont pas exploités et ne présentent aucun intérêt. Une erreur quant à leur marginalisation et pourtant ils font objet de recherches poussées et expériences dans les différents laboratoires des universités du pays.


Un herbier en affiche a été présenté et les intervenants se sont penchés sur les plantes médicinales dans les soins en général et sur certaines maladies dont la guérison a été prouvée telles l'anémie chez la femme enceinte, les brûlures, le diabète, le poids du bébé et le cholestérol en particulier.

 
Et c’est ainsi que le professeur HAMDI BACHA Youcef, directeur du laboratoire de pharmaco-toxicologie du département des sciences vétérinaires de l’université de Constantine, interpelle les pouvoirs publics sur les autorisations de produits naturels. Ces produits naturels sont sans effets secondaires et les souffrants sont  trop dépendants du chimique. La conférence, donnée en français, était intitulée « Médicaments à base de plantes médicinales traditionnelles. Nécessité d’une règlementation adaptée concernant leur mise sur le marché en Algérie ». Les pays d’Europe ont simplifié la procédure d’enregistrement de la pharmacopée rationnelle. Qu’en est-il chez nous ? « La lourdeur du dossier, a précisé le professeur, tel qu’il est prévu dans le décret exécutif n° 92-284 constitue un handicap pour le développement du médicament à base de plantes traditionnelles. »

La Jordanie, un pays exportateur de médicaments, à travers la conférence du professeur en neurochirurgie, Fayez Abid AYASRA, a eu à traiter des toxines et les dommages quant à la mauvaise utilisation des herbes médicinales. Un cadre juridique, selon le docteur doit accompagner l’utilisation des plantes médicinales.


C’est en anglais que le professeur  Irina S. BOSHKA, du Centre de santé mentale de l’Académie des Sciences de Russie, a présenté son intervention sous le thème « Phytothérapy in mental disorders, russian experience, soit la phytothérapie dans les troubles mentaux.  Selon, le professeur, le recours aux plantes médicinales pour de tels troubles   est bien courant en Russie. Dépression, anxiété, phobies, stress post-traumatique, alcoolémie, tabagisme, retard mental, perte de mémoire, maladie d’Alzheimer, différents stress sont traités par la phytothérapie. Et elle cite des produits aux noms savants tels le gingko biloba et puis la valériane, la mélisse, la menthe, la chicorée et autres plantes communes.

Toujours dans la langue de Shakespeare, Zahia KABOUCHE du laboratoire d’obtention des substances thérapeutiques de l’Université MENTOURI de Constantine a présenté « Secundary methabolites and antioxydant activity of species belonging to asteraceae family growing of Ghardaia », soit en français « Methabolites secondaires et de l'activité antioxydante des espèces appartenant à la famille des asteraceae croissant à Ghardaia ». Et c’est de chrysanthème, de notre belle camomille qu’il s’agissait tout simplement, mais aussi d’Anacyclus cyrtolepidioides , ce genre de camomille naine et leur utilisation thérapeutique, mais aussi comme condiment dans la chorba et le couscous. C’est dire que rien n’est laissé au hasard par nos scientifiques. Et comme remède, il  a été question d’antiseptiques, d’antiinflammatoires et d’analgésiques et de… nourriture pour dromadaires. Donc nos chercheurs ne  devraient pas chômer.

L’université d’Oran a eu l’honneur de présenter sous la plume du Professeur Aïcha DERDOUR, du laboratoire de synthèse appliquée, une conférence intitulée « Synthèse de molécules à activité biologique ou pharmacodynamique potentielle ». On voit bien que c’est le département de Chimie qui gère le sujet. « Les hétérocycles occupent une place importante en synthèse organique et dans le domaine thérapeutique, a souligné Le professeur DERDOUR. Parmi cette classe de composés, les fragments : triazole, thiazolidinone, thiazole, oxazolidine, et autres ont attiré notre attention. La combinaison de ces fragments avec d’autres hétérocycles nous a permis d’obtenir des molécules plus élaborées. L’intérêt porté à ces noyaux vient du fait qu’ils sont présents dans beaucoup de molécules douées d’activité biologique ou pharmacologique (antivirales, antibactériennes, antifongiques, inhibiteurs de protéase, etc. »   

De Bosnie, le professeur Emin SOFIC, a ramené dans ses bagages une conférence intitulée « Chemical composition and nutritional values of buckwheat  from Bosnia », soit « La composition chimique et les valeurs nutritionnelles du sarrasin de Bosnie.» Le professeur représentait la faculté des sciences et particulièrement le département de chimie de l'Université de Sarajevo. Et puis c'est sur les quantités de protéines, de vitamines et autres composants de cette graine qu'on appelle encore "blé noir" que le professeur s'est étalé. Et le conférencier conclut que hormis la valeur nutritive de cette graine, elle a aussi des bienfaits sur la santé de l'homme et sera surement la plante médicinale par excellence du futur.  

Les intervenants ont défilé pendant trois journées entières en anglais, en arabe et en Français. Ravis, les savants algériens comme étrangers se sont donné rendez-vous pour l’année prochaine et les absents ont eu  et auront toujours tort ! Oui, il y a eu des absents et en particulier ceux-là de Grande Bretagne qui croient encore que l’Algérie est à feu et à sang. Quant aux Américains, le motif est matériel.
 
Que d’herboristes hantant nos souks et  charlatans, ont fait des victimes, alors que tout y est pour aborder d’une manière scientifique les soins naturels. Une bonne demi-heure en compagnie du  Docteur DJEBLI, chez lui,  vous fait oublier votre  thé qui refroidit. 


Les trois feuillets sont tombés du calendrier, les femmes et hommes de science ont bien quitté Mostaganem et des e-mails et coups de téléphone de  gratitude et de reconnaissance noient M DJEBLI.

Chose rare en Algérie, la langue française a reculé d’un grand pas au congrès où comme dans tous les pays où le savoir est toujours à l’honneur, elle a laissé le terrain à langue anglaise. The First CONAHE, pour first Conference on Natural Health, congrès de santé au naturel, verra grâce à cette nouveauté, des sommités pérorer dans nos amphithéâtres.

Bien sponsorisé le 1er Congrès  fut une réussite, reste la continuité et que plus de mains se tendent vers ces lettrés qui font flotter l’étoile et le croissant bien haut et au-delà de nos frontières.



B. Benatia
Dimanche 12 Décembre 2010 - 11:20
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MOSTAGANEM
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