REFLEXION

UNION EUROPEENNE : La branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes

Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé lundi d'inscrire la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l'UE, tout en assurant vouloir continuer à dialoguer avec ses responsables politiques.



UNION EUROPEENNE : La branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes
Les Européens durcissent ainsi le ton vis-à-vis du puissant mouvement chiite libanais pro-iranien, alors que ce dernier est de plus en plus impliqué dans le conflit syrien. Mais ils ne vont pas aussi loin que les Etats-Unis, qui ont placé sur leur liste noire le Hezbollah dans son entier, estimant qu'il était impossible de distinguer ses branches politique et militaire. "Il est bon que l'UE ait décidé d'appeler le Hezbollah pour ce qu'il est: une organisation terroriste", a déclaré le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, en marge de la réunion avec ses collègues à Bruxelles. "Nous avons franchi une étape importante aujourd'hui en sanctionnant la branche militaire, en gelant ses actifs, en perturbant son financement et, ainsi, en limitant sa capacité à agir". La décision des ministres - un accord politique qui doit être transcrit juridiquement pour entrer en application - repose sur les "preuves" que la branche armée du Hezbollah est liée à des actes terroristes perpétrés sur le territoire européen. Il s'agit de l'attentat qui avait fait sept morts - cinq Israéliens, un Bulgare et l'auteur présumé de l'attentat - à l'aéroport de Bourgas (Bulgarie) le 18 juillet 2012. Même si l'auteur reste inconnu, "il y a des pistes nettes menant vers le Hezbollah", a récemment affirmé le ministre bulgare de l'Intérieur, Tsvetlin Yovtchev. Les Européens citent également la condamnation en mars à Chypre d'un membre présumé du Hezbollah accusé d'avoir planifié une attaque contre des intérêts israéliens sur l'île. Les ministres ont cependant affirmé que ces sanctions n'empêcheraient pas l'UE de "poursuivre le dialogue avec tous les partis politiques au Liban", y compris donc le Hezbollah, qui joue un rôle de premier plan, notamment au sein du gouvernement sortant dirigé par le Premier ministre Najib Mikati. Ils ont également réaffirmé leur attachement à "la stabilité du pays", de plus en plus affectée par les conséquences politiques et humanitaires du conflit syrien. "Nous ne pensons pas que cela affectera la stabilité du Liban", a affirmé le chef de la diplomatie britannique, William Hague. Ces derniers jours, le gouvernement libanais avait appelé avec force les Européens à ne pas franchir le pas des sanctions, faisant valoir que le puissant mouvement représentait une "composante essentielle de la société" libanaise. L'inscription sur la liste va entraîner un gel des avoirs et l'interdiction de visa d'entrée dans l'UE pour les personnes concernées.

Ismain
Mardi 23 Juillet 2013 - 13:27
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