REFLEXION

UNE VILLE ENGLOUTIE PAR LE BETON ET ETOUFFEE PAR LA CIRCULATION : Wahran El Bahia, dite vous ?

Alors que le président de la République l’a déclare ouvertement lors d’une de ses visites officielles : ‘’Oran était sous le bâton pendant 20 ans.



UNE VILLE ENGLOUTIE PAR LE BETON ET ETOUFFEE PAR LA CIRCULATION : Wahran El Bahia, dite vous ?
La ville d’Oran est elle reléguée aux oubliettes ? Telle est la question que pose aujourd’hui l’oranais. Pour analyser la situation où se trouve wahran el youm. Il faut retourner aux années soixante dix.
A cette époque les autorités locales semblaient commencer à réfléchir sur l’agglomération oranaise, avec le lancement comme nous l’avion su, des études du plan d’urbanisme directeur du groupement urbain d’Oran qui englobe Es Senia- Bir El Djir Canastel-Mers El Kabîr et Ain Tü. L‘agglomération d’Oran a connu à cette époque une croissance spatiale. Les formes d’urbanisation adoptées ont eu pour conséquence une forte consommation de l’espace péri-urbain. Ainsi de grandes surfaces destinées à l’urbanisation à l’intérieur du PUD ont été affectées. Ce qui a transformé les centres péri-urbains tel EsSenia au Sud avec la création de trois zones industrielles, la zone des instituts et les lotissements qui vu sa population quadruplée. Oran a telle adopté les décisions du gouvernement en 1985 de limiter la croissance spatiale des grandes villes en vue d’en maîtriser la gestion et sauvegarder les bonnes terres agricoles.
Malheureusement le béton à engloutis les terres agricoles : coopératives de construction, EPLF, Agences foncières.. etc. .Nul n’a été censé de respecter la décision du gouvernement et ça continu à nos jours. Des terres agricoles tombées entre les mains d’une mafia du foncier. Et même celles qui étaient entre les mains de agences foncières, à l’instar d’un lotissement à Misserghin, divisé en lots à bâtir, mais la vraie mafia s’est accaparée d’un grand nombre de lots qui depuis 1994, demeurent nus. Ces lots acquis par une somme qui n’a pas dépassée les cinq cent milles dinars, Aujourd’hui sont proposés au prix d’un milliard de centime l’unité de 250 M2. Selon des indiscrétions, des hauts responsables seraient impliqués dans ce stratagème diabolique. Encore plusieurs hectares de terre agricole est toujours sous la menace de convoitise dans cette commune de Misserghin.

LES TEMOINS D’UNE EPOQUE
En se rappelle déjà à cette époque a été annoncé que des efforts des autorités locales, La municipalité et la Wilaya, avec l’aide du budget de l’Etat seront entrepris en faveur de certaines opérations de grande envergure telle l’aménagement de la place du 1er Novembre pour profiter des terrains libres (trou dit de l’ex hôtel le Martinez) désaffectés (cercle Militaire) ou réaménagés (la place avec le déplacement de la station des bus). Or ce qui a été exécuté seulement le déplacement de la station des bus vers la place Valéro, même l’immeuble situé au n 4 qui est en ruine demeure une bée ouverte au centre de la Bahia, qui à chaque visite officielle on tente de camoufler le ‘’mauvais’’.par des contre plaqués peints !!.
On se rappelle du programme Oran Est avec la réalisation d’une zone intégrée d’habitat collectif et d’équipements de quartier ou urbains en prolongement du boulevard de l’ALN ex front de Mer. Aussi prévue la réalisation d’un périphérique reliant le centre ville au quartier de Hai Si Salah et le plateau de Bel horizon (Murdjadjo). Une zone de loisirs sur le plateau de Bel Horizon.

ORAN VILLE TOURISTIQUE
Depuis toujours Oran était une ville touristique, connu à travers le monde, fidèle à son image de capitale de l’Ouest algérien, Wahran n’a ménagé aucun effort pour renforcer sa coopération avec les autres villes nationales et internationales. A une époque, des protocoles de jumelage ont été passés avec différentes villes mondiales telles que Alicante (Espagne) Gdansk (Pologne) et Dakar (Sénégal). De même en ce qui concerne des villes arabes, africaines et européennes, des travaux entamés sous l’égide du comité national de jumelage.
Pour concrétiser ces opérations il a été prévu la rénovation et réhabilitation du tissu urbain ancien (historique ou autre), et cela surtout en ce qui touche les moyens d’étude, les méthodes d’analyse, les groupes d’intervention, la participation de l’Etat et du citoyen. Aujourd’hui, qu’en ai devenu Oran ? Un responsable intervient par l’irritation qu’il ressent au même titre que le citoyen habitant la ville devant ces travaux qui n’en finissent pas et l’apparente anarchie observée dans la conduite des travaux divers. tel le projet du Tramway dont les travaux ne semblaient pas avancés, ont étouffés la circulation automobile. Le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika avait lors de ses visites insisté à ce que le programme du travail soit en 3 X 8, mais hélas Il pose la question : y a-t-il une coordination entre les différents services concernés, y a-t-il une planification du développement urbain comme durant les années soixante dix ? » Il est faux de dire que chaque wali arrive avec ses projets propres, il y a un plan national et les projets ont été inscrits dans le cadre de ce plan sur proposition des instances concernées à savoir l’APW et le Conseil exécutif » Nous dira un ancien fonctionnaire en retraite. Mais, n’a-t-il pas un empiètement de l’autorité de tutelle, c’est-à-dire la wilaya sur les attributions des collectivités locales en matière de gestion de la cité ? « C’est un faux débat, la wilaya ne peut pas empiéter sur les prérogatives des collectivités locales parce que qu’elle est chargée justement de garantir l’application de la loi. La wilaya n’est beaucoup plus un organe de tutelle ainsi qu’un organe de recours au cas où une instance ne s’inscrirait pas dans le cadre des lois et règlements. C’est une tutelle de contrôle, d’orientation et d’animation et non une tutelle de censure » Alors que certains services sont en carences envers leurs devoirs, ils laissent les choses traînées pendant des années. Le sujet n’étant pas épuisé on évoque encore ces vieux trolley bus et tramways qu’il est sérieusement question de réhabiliter sous la houlette de ce que l’on nomme « le transport multimodal », une opération qui va demander peut-être des travaux d’adaptation d’abord ainsi que de gros investissements, alors qu’on na pas encore terminé avec le vieux bâtit et l’approvisionnement en eau potable ? Absolument pas dira notre interlocuteur « Il n’y a pas plus facile que de réaliser un tramway. Ce n’est pas un train, il est beaucoup plus court et roule moins vite- pas plus de 50 Km/h – et sur une distance réduite avec des arrêts. Cela nécessite une voie ferroviaire, une puissance électrique, un équipement et de petites stations. Globalement le projet (genie-civil, équipement et travaux de viabilité) a été estimé dans les années quatre-vingt à 1,5 milliards de centimes. Si vous le comparez au métro, c’est 15 fois moins onéreux par rapport au bus bien sur, c’est plus cher mais vu sous l’angle de l’utilité et l’efficacité ce n’est pas coûteux » Effectivement on devrais le réaliser à cette époque !!
L’extension de la ville d’Oran, n’avait pas pris l’uniforme adopté déjà en 1970 et en 1985 lors du plan quinquennal. La construction s’est propagée comme une traînée de poudre et dans toute les direction .

‘’ B’ni Oua Scout’’
Des cités réalisées avec un résultat de plusieurs centaines de logement aussi attribués aux demandeurs sans se baser sur certaines critères, des logements qui étaient par la suite revendus à des gens venus de wilayas éloignés, perturbants ainsi les statistiques de la ville longtemps maîtrisés. Des terrains attribués pour la construction certains étaient des terres agricoles fertiles, engloutis sous le béton. Des coopératives de constructions crées à la hâte. ‘’Une boucherie terrienne a eu lieu » nous dira un ancien fonctionnaire en retraite, qui ajoute « que la décennie..Rouge a permis aux arrivistes de bien charcutier la bonne terre. .c’est du passé certainement, mais il ne faut pas répéter la même erreur chaque fois !! Conclura notre interlocuteur, qui lui connaît très bien les dossiers des constructions illicites qui encerclaient la ville d’Oran. Il nous expliqua que les anciens responsables de la ville administrateurs et politiques ainsi que les élus avaient en quelques sortes favorisées les emplantassions des bidonvilles, une passivité sans égale régnait à cette époque et qui a permis la propagation de : ‘’ B’ni Oua Scout’’.
Même le groupe illicite qui s’agrandit chaque moi, situé à la fin du cimetière de Aïn Beïda et qui fait obstacle à l’élargissement de la route, aucun responsable n’a assumé ses responsabilité pour assainir cette situation. On abandonne Oran se clochardiser !

L’ESPOIR ET L’ESPERANCE
Tout de même gardons l’espoir. Les pleins d’espoir, qui trimbalaient tous les jours avec l’espérance de voir un jour Oran récupérer sa place primordiale qu’était ‘’Wahran El Bahia ‘’ étaient des hors jeu à l’époque, ces espérantistes ne se sont jamais imposés ou se porter volontaires pour diriger la société civile et défendre leur cité du mal qui la rongeait durant des années. Alors que le président de la République l’a déclaré ouvertement lors d’une de ses visites officielles : ‘’Oran était sous le bâton pendant 20 ans ‘’.

Benbrik
Lundi 21 Juin 2010 - 10:49
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