REFLEXION

UNE SOCIETE CIVILE SUR PAPIER JUSQU'A QUAND ? : 3130 associations fantômes à Mostaganem

Personne ne peut contredire le fait que la prolifération des associations inactives à travers la wilaya de Mostaganem est devenue un phénomène très inquiétant, leur nombre dépasse le nombre des palmiers implantés dans les quatre coins de la ville des Mimosas. Même si ces palmiers ont transformé notre ville côtière en ville saharienne et ont bouffé quelques milliards sans qu’ils nous donnent quelques dattes, eux au moins ; ils nous protègent du soleil, les soi-disant associations, eux, n’ont jamais été fruitières, quant à leur représentativité. Je vous explique :



A Mostaganem on compte 3400 associations, 170 seulement de ces associations activent sur le terrain, soit 5% du nombre global sont présentes dans les secteurs qu’elles représentent. Où sont les autres ? Quelles sont leurs objectifs, leurs intérêts et que veulent-elles, si ce n’est que pour racoler un logement social ou un poste budgétaire  ou bien quelques millions d’aide de l’Etat sur le dos du pauvre citoyen.

La course aux intérêts
A la croisée  des évènements, ces pseudo-présidents d’associations fantômes qui poussent comme des champignons, ne laissent guère  place à la vraie citoyenneté, Ce ‘’Nif Algérien‘’,  qui a fécondé les germes de la révolution algérienne et a combattu l’une des plus grandes puissances coloniales du monde sous le poids de la torture et la pauvreté, crié au visage de son tortionnaire sans se soucier de la mort. Aujourd’hui, ce même ‘’Nif algérien ’’, dopé par une culture ‘’ Après moi le déluge ‘’ et la culture de la ‘’Chkara’’, semble renverser le mode de vie du représentant de la société civile pour dénicher  un statut social et politique (Député, maire ou simple élu) avec plus d’argent et d’influence  bien sûr. Et si je mens, je repose la question à ces associations : y’a-t-il une association qui s’est interrogée sur les dessous de ces milliers de palmiers implantés dans les quatre coins de la ville, (entre un palmier et un palmier, un palmier) ? Y’a-t-il quelqu’un qui s’est interrogé sur le cout de ces palmiers alors que l’Algérie embrasse une crise financière avec la chute des cours du pétrole ? Voilà pourquoi j’ai comparé les fausses associations aux faux palmiers. A part quelques associations qui se comptent sur les doigts de la main, qui mènent quelques actions de solidarité avec les malades et les pauvres, les autres sont là pour  applaudir, soutenir les politiques et manger dans les banquiers des responsables.

De scandale en scandale
En plus de leurs scandales  politiques et d’escroqueries avec les citoyens demandeurs de logements et leurs business dans le trafic des locaux commerciaux du programme du Président de la République, la majorité des présidents  et présidentes de ces associations sont des illettrés, puisque la plupart d’entre eux ne possèdent pas de diplômes universitaires et d’autres ne possèdent même pas le  niveau du cycle secondaire. Cependant, cette incompétence a engendré un millier d’associations de béni oui- oui, créées dans le seul but de travailler l’intérêt personnel de certains membres du bureau de ces associations  qui se cachent derrière un cachet rond qui ne quitte jamais leurs cartables. Il est (caché) toujours là quand il s’agit de signer un communiqué de soutien à un responsable en difficulté ou politique en faillite, mais jamais pour défendre le droit d’un citoyen en détresse.
Par leur médiocrité, et leur ignorance des lois qui réglementent le rôle juridique de l’association, certaines associations  ont renversé  les rôles et les buts de leurs projets associatifs. Ainsi, les associations culturelles  font le travail des associations à caractère humanitaire et les associations de couture jouent le rôle des associations culturelles. ‘’Et tout le monde est là’’ pour distribuer le couffin de ramadhan où pour la circoncision des enfants. C’est comme tous les présidents d’association sont devenus des médecins. Pire  encore, certaines de ces associations font le plein pour certains partis politiques lors des campagnes électorales contre des sommes d’argent ou  négocier un siège dans la future APC.
Cette action est destinée à insuffler le mouvement associatif dans cette région sur tous les plans, sportif, juvénile, social et culturel. Toutefois, malgré l’opération d’assainissement des associations agréées dans la wilaya, menée par la DRAG en fin de l’année 2011, tout en dissolvant pas moins de 600 formations fantômes ,faute de présentation de leurs bilans et la tenue de leurs assemblées électives, conformément à la loi en vigueur, le rôle assigné à ces associations reste intangible. Car, il existe encore des structures budgétivores qui bénéficient des subventions étatiques sans la moindre exécution de leurs programmes qui demeurent noir sur blanc.
Ces associations, mis à part à peine 170 associations des 3400 associations existantes au niveau de la wilaya, selon le dernier rapport, marquent leur présence, les restants   n’ont qu’un procès-verbal, un cachet, pas même un bureau exécutif, mais finalement, ils jouissent  des subventions dont les dépenses sont injustifiées. C’est vraiment une mascarade !

 

Riad
Mercredi 24 Décembre 2014 - 17:56
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MOSTAGANEM
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