REFLEXION

UNE MERE CELIBATAIRE EST UNE FEMME INDESIRABLE : L’enfer de Firdaous

En ce jour de fête de la femme, Réflexion est allé à la rencontre d’une femme marginalisée que la société rejette, la morale réprouve et le quotidien malmène d’une misère à une autre…C’est la femme à part entière, très sensible qui a décidé de porter le fruit d’un amour interdit et ne point le rejeter en recourant à l’abominable crime…Une femme qui endure l’enfer pour sauver un innocent, au lieu de l’abandonner dans un sachet dans une décharge publique… !



UNE MERE CELIBATAIRE EST UNE FEMME INDESIRABLE : L’enfer de Firdaous
Firdaous porte mal son prénom qui indique un lieu du vaste Paradis, en face de l’enfer qu’elle a connu et vécu de mois en mois après les premières semaines de sa grossesse qui était indésirable et qu’elle n’a pu cacher à sa mère. Elle ne pouvait plus supporter les cris et les pleurs de sa maman qui la rouait de coups, lui pinçait à mort les cuisses et les bras et lui faisait avaler tant de breuvages amers qu’elle vomissait souvent. Sa grossesse fut découverte par la ménorrhée qui persista pendant plus de deux mois. Sa mère s’en est aperçue et ne cessa guère de surveiller la venue des règles qui, par malheur ne rendront point visite à la malheureuse Firdaous. Elle souffrait profondément de ce mal qui lui rongeait les entrailles et qui enflait son ventre au fil des jours. Elle vomissait souvent et avait de terribles céphalées qui l’obligeaient à s’aliter. Le père finit par s’apercevoir du mal de sa fille, qui le fuyait depuis une dizaine de jours, mais, l’épouse, par crainte d’une imprévue et dramatique réaction, a préféré lui mentir en le rassurant sur son état qui ne prêtait à aucune inquiétude, lui a appris qu’elle souffrait juste des douleurs du cycle menstruel. D’autres malheurs l’attendaient encore. Elle subissait d’affreuses violences de la part de son entourage, dont la mère qui l’a maudissait jour et nuit et a tout fait pour la faire avorter, en l’obligeant à prendre à jeun du savon de ménage et de fortes doses d’aspirine. Malheureusement, toutes ces tentatives n’ont pas pu venir à bout du fœtus qu’elle portait et qui a tenu à survivre à toutes ces effroyables épreuves. L’ainé de la famille l’a également maltraitée en la battant à mort sur recommandation de la mère et lui a ramené du raticide pour qu’elle finisse avec ses lamentables jours. Fatiguée et déprimée, profitant de l’absence de la mère partie au bain et qui a par mégarde oublié de fermer la porte d’entrée, Firdaous s’est échappée. Elle a fait de l’auto stop et a réussi à être prise par un camionneur qui n’a pas hésité à lui faire des avances, malgré sa grossesse et son triste état. Elle fut déposée à Gdyel, où une tante ne l’a hébergée que deux jours et lui conseilla de retourner à son foyer, mais Firdaous ne tenait pas à le suivre, elle continua son chemin et atterrit à Oran. Ne pouvant plus errer, ni supporter la faim qui lui tenaillait les viscères, elle fut prise en pitié par un couple de vieux qui l’a remarquée. Elle fut hébergée par cette nouvelle famille qui lui prodigua des soins attentifs et l’assista à mettre au monde son enfant, mais malheureusement, le retour d’Espagne de l’aîné de cette famille, regardant mal cette nouvelle intruse au sein de la famille, a fini par demander son départ à sa mère. Firdaous fut emmenée avec son enfant à la gare, avec quelques billets de banque, remis par la vieille qui a tenu à l’accompagner et l’inviter à prendre soin d’elle et de son nouveau. Débarquant de nouveau à sa ville de naissance, Firdaous erra de quartier en quartier en se cachant et en veillant à ne point être reconnue par l’un des siens. Elle se faufila de rue en rue et parvient à rejoindre Souika où la vieille d’Oran, lui conseilla d’aller voir une autre vieille qui saura l’héberger en contre partie de travaux ménagers. Sa nouvelle dame lui offrit une chambre où elle habite à ce jour, travaille en qualité de femme de ménage au sein d’une clinique privée, aide la bonne femme à entretenir la maison, et surtout apprendre à son fils Adel à survivre dans une jungle qui ne pardonne pas, une jungle où il est totalement interdit à une femme de fauter et surtout d’aimer un homme dont elle tient à taire le nom puisqu’il n’est plus de ce monde et dont la mort en a déjà clôturé tragiquement le sort en le surprenant en plein virage sur les routes de ce beau pays qu’elle aime tant. Aujourd’hui, aucune femme n’est à l’abri d’un tel destin, et il est temps que la société se penche sur ce vaste sujet et le traite d’une façon, autre que celle du mépris, de la haine et de la marginalisation. La mère célibataire est une amère réalité de la société algérienne qui doit la prendre en charge et non pas à la condamner à tort et à la mort…. !

Mohamed El Amine
Mercredi 9 Mars 2011 - 10:31
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1.Posté par d le 03/04/2012 12:06
je voudrais envoyer à cette fille kelke chose pr son bébé un rien mais juste un jouet svp!
Puis je passer par vous.
null n'est à labri de l'erreur ! allah akbar!
Cordialement.

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