REFLEXION

UNE FILLE DE CHAHID MOSTAGANEMOISE LANCE UN CRI DE DETRESSE : "Un logement social à la mémoire de mon père"



La crise de logement semble frapper de plein fouet une catégorie sociale des plus sensibles, et des plus démunies, celle des ayant-droits, dont les pères sont tombés  au champ d'honneur pour que vive l’Algérie libre et indépendante, mais  qui malheureusement ne jouissent d'aucun avantage et demeurent souvent sous la menace d’expulsion d'un logement issu d’un héritage ou résident  au sein d'abris menaçant ruine. Mme M.H, née Benmiloud, fille de chahid est issue de cette catégorie sociale, elle risque de se faire expulser du logement maternel sans pouvoir bénéficier d'un logement social qu'elle attend depuis plus de 20 ans ! Aujourd'hui, Mme B.H, née Benmiloud, fille d'un chahid dont le nom figure parmi les martyrs tombés au champ d'honneur sur la nouvelle stèle de la mairie de Mostaganem, et dont une école à Sidi Lakhdar est baptisée également de son nom vit un calvaire des plus pénibles à supporter.  Mère de 04 enfants, souffrant de maladies chroniques (diabète et tension artérielle), elle attend avec inquiétude  son expulsion du logement familial qu'elle occupait et qu’elle occupe encore  du vivant de sa mère, décédée voilà 04 mois. Les autres membres de la famille ont décidé de vendre le bien maternel et se partager le montant en leur qualité d’héritiers légaux. Sa dramatique situation a aggravé davantage son état de santé déjà fragilisé par la maladie, qui ne sait plus à qui se plaindre. Elle a été l'une des premières personnes à formuler une demande de logement en 1988 qui est restée sans réponse. Ne perdant pas espoir, elle renouvelle un second dossier en 1999 mais il est également rester sans suite. S'armant encore de patience, elle dépose pour une  troisième fois un autre dossier en 2003 et depuis elle attend toujours, sans rien obtenir. Alors que les textes régissant la distribution des logements sociaux stipulent que les ayant droits disposent d'un quota qui leur est proprement réservé, mais cette  malheureuse dame semble faire exception à cette règle qui n'est point appliquée en raison des demandes de logements formulées. Malade, fatiguée, Mme Benmiloud lance le dernier cri de  détresse aux décideurs qui ont encore un brin de patriotisme et de nationalisme en les priant de : "Sauvez mon ménage pour le sacrifice de mon père, mort en chahid pour que vive l’Algérie libre et indépendante".                    

L. Ammar
Mardi 11 Mars 2014 - 17:40
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MOSTAGANEM
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