REFLEXION

UNE CATEGORIE DE TRAVAILLEURS MARGINALISEE : Eboueur à Mostaganem : métier à risque

La chaîne environnementale ne sera parfaitement bouclée que si les éboueurs sont efficacement soutenus, autant par les pouvoirs publics censés les doter de tous les moyens nécessaires, que par les citoyens, premiers responsables de la dégradation du cadre de vie.



Ces maillons faibles de l’équation environnementale sont confrontés, au quotidien, aux affres de tous les maux. L’on doit se mettre à leur place pour prendre conscience de la rudesse de leur tâche. Toutefois, l’incivisme des uns et l’insouciance des autres à travers les communes de la wilaya de Mostaganem, ne cessent d’accroitre le désarroi de ces braves agents de propreté qui, en été comme en hiver, ne ménagent aucun effort pour s’acquitter de leur noble mission. Ils ne méritent par ricochet que respect et vénération. Dans la quasi-totalité des municipalités de la wilaya, les conditions de travail de ces soldats sans armes ne sont guère réconfortantes et ne les motivent en aucun cas pour accomplir une mission aussi délicate que prépondérante. Ils déplorent le manque de moyens matériels adéquats, à l’image des bennes-tasseuses dans certaines communes où ces simples ouvriers de la mairie peinent à transporter des tonnes de déchets ménagers vers les décharges intercommunales ou au centre d’enfouissement technique en utilisant des tracteurs. Outre les risques de contagion qu’ils encourent par manque des dispositifs d’hygiène, ces éboueurs trouvent d’énormes difficultés dans le triage des déchets, car les déchets inertes ne sont pas acceptés au niveau du CET. «Les riverains doivent comprendre que leurs déchets solides, comme les débris des travaux et autres, ne sont pas pris en charge par ces services. Ils sont censés mettre les sachets de leurs déchets ménagers dans les bennes à ordures juste avant le passage de l’engin de ramassage.» Par ailleurs, l’on a constaté qu’au niveau d’une municipalité de la wilaya, des personnes aux besoins spécifiques, sont malheureusement chargées de cette rude tâche, alors que cette dernière  doit être assurée par des employés en bonne santé mentale et physique. Tandis que dans une autre commune l’on a appris que des éboueurs n’ont jamais pris  leur congé annuel, pourtant un droit garanti par la loi n° 90-11 du 21 Avril 1990 relative aux relations de travail, notamment l’article 39 : «Tout travailleur a droit à un congé annuel rémunéré par l’employeur. Toute renonciation par le travailleur à tout ou partie de son congé est nulle et de nul effet.».Par ailleurs, on apprend qu’à Mostaganem, une femme de ménage s’est vue refuser une sortie en retraite parce qu’elle est une travailleuse contractuelle.    

Ikram
Mercredi 5 Juin 2013 - 08:35
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MOSTAGANEM
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