REFLEXION

UNE ANNEE APRES L’AGRESSION DE OUED EL FODDA : Henni Sofiane déclare : « Les dirigeants m’ont laissé tomber »



UNE ANNEE APRES L’AGRESSION DE OUED EL FODDA : Henni Sofiane déclare : « Les dirigeants m’ont laissé tomber »
Une année après le fâcheux accident de Oued Fodda, certains joueurs de l’ESM ont failli perdre la vie face à un fou armé. Henni Sofiane qui a reçu une décharge de chevrotine en plein genou voyait sa carrière brisée à jamais. D’ailleurs tout le monde parlait de la fin de carrière du jeune Sofiane. Lui voulait juste guérir. Aujourd’hui il accuse les dirigeants de l’avoir laissé tomber… Voici sa déclaration. « je me rappelle qu’on revenait d’Alger après avoir tenu en échec le PAC. Nous étions à bord de taxis vu que le bus était en panne. Arrivé dans un restaurant situé à Oued Fodda, on s’est arrêté pour le dîner. Après avoir consommé mon repas, je suis sorti prendre de l’air tout à coup c’est l’horreur, je me retrouve par terre avec le genou qui pisse, la pagaille était indescriptible et générale, je me suis retrouvé à l’hôpital, mais le cauchemar que j’ai vécu restera à jamais gravé dans ma mémoire. J’ai reçu la visite de plusieurs personnes, surtout des supporters, il y avait aussi le président Benchenni Mohamed, et quelques dirigeants. Après les différentes interventions que j’ai subies, plus aucun dirigeant ne s’est inquiété pour moi, mis à part M.Benchenni qui est passé me voir à trois reprises, à des heures tardives (23 h00). Je ne sais pas pourquoi mais on dirait que l’ESM n’avait pas de dirigeants, à les voir au stade on se croirait au paradis mais là j’avais l’impression d’avoir fait cet accident tout seul. Une fois mon hospitalisation terminée, j’ai quitté l’hôpital et là j’ai été surpris en me rendant à l’assurance, j’ai appris qu’ils n’ont rien reçu me concernant. J’étais stupéfait, pourtant j’ai signé un contrat en bonne et due forme avec le club. Je me suis donné à fond pour l’espérance mais je n’ai rien compris dans toute cette mascarade, le président m’avait certifié qu’il avait déposé mon dossier au niveau de l’assurance. Pour ce qui est de la procédure pénale, le président m’avait dit qu’il allait charger quatre avocats pour défendre mon cas. Je l’ai appelé à plusieurs reprises mais il ne répondait pas, j’étais obligé de compter sur moi-même et d’engager un avocat à mes frais, je me suis retrouvé au tribunal seul, pas un seul dirigeant n’est venu me soutenir ne serais-ce que moralement. Je n’ai pas bénéficié de mes droits, et ce qui me chagrine jusqu’à présent est que mes collègues victimes eux aussi et qui devraient rester unis avec moi ont renoncé au dernier moment en me laissant tout seul. J’ai déposé une plainte au niveau de la Fédération et j’ai des droits que je vais faire valoir jusqu’au bout. Je tiens à remercier mes parents qui m’ont soutenu jusqu’au bout et quelques amis, surtout Charef Benchenni et Mansour Berrached qui m’a rendu un service inoubliable. Je ne pourrai jamais le renier.

Nous avons pris attache avec l’ex-président de l’ESM, Mohamed Benchenni pour avoir sa version des faits, et donner a chacun son droit de s’exprimer

Mohamed Benchenni (ex président de l’ESM) :« C’est de l’ingratitude !!! »

Réflexion : Quelle est votre réponse à la déclaration du joueur Henni Sofiane ? R : Franchement c’est incroyable ! Je me suis rendu à plusieurs reprises à l’hôpital pour lui rendre visite, je suis un homme très occupé et j’ai mes affaires à régler mais cela ne m’a pas empêché d’aller le soutenir moralement à des heures tardives et ça tout le monde le sait et heureusement qu’il le reconnaît, je n’étais pas obligé de risquer ma vie et prendre la route à des heures aussi tardives, je ne pouvais pas aussi laisser mon travail et aller faire le garde malade, l’essentiel c’est que je suis allé le voir et c’était la chose la plus importante pour moi, je lui ai même rendu visite avec ma femme et mes enfants, pour moi c’est des histoires vides. Q : et concernant les avocats ? R : nous avions pris attache avec un avocat malgré qu’à ce moment on manquait de moyens financiers, tout a été financé de notre poche, ce qui était important pour moi, c’était le rétablissement du joueur, je n’avais rien à faire du jugement, je voulais sauver la carrière de mon joueur. Dieu merci, il va beaucoup mieux et peut revenir au football. Une chose que peu de gens savent, le président de la FAF, M.Raouraoua lui avait parlé au téléphone et il lui a promis de pendre son cas en charge, chose qui n’a jamais été faite jusqu’à maintenant, malgré les moyens dont disposent la fédération par rapport a notre club. Qui a financé l’opération ? C’est moi bien sur, pour ce qui est de l’avocat qu’il dit avoir engagé, c’est moi qui l’ai payé... Q : et pour l’assurance ? R : Il ne peut pas dire qu’il n’y a pas de dossier déposé au niveau de l’assurance, comment la Ligue nationale peut elle accepter le dossier de l’ESM s’il n’y avait pas de dossier d’assurance ? Sans assurance, le dossier ne pouvait être recevable, le seul point qui nous a défavorisé, c’est qu’aucune des clauses du contrat ne prévoit ce cas, c'est-à-dire une agression par arme à feu, c’est un vide juridique au niveau des contrats d’assurances et ce n’est pas la faute de Benchenni si cette clause n’est pas dans le contrat, c’est une première chez nous et personne n’aurait imaginé une chose pareille, même pas Henni Sofiane en personne sinon il l’aurait prévu dans son contrat. Q : Qui payait le transport qui l’emmenait chaque jour pour faire sa rééducation à Oran ? R : c’était nous et les factures dont je dispose peuvent prouver mes dires, le taxieur qui le transportait chaque jour, c’était nous qui le payons, il aurait mieux fait de remercier dieu pour son rétablissement au lieu de parler d’autres choses, je suis vraiment déçu de son attitude et de son ingratitude, il ne devrait jamais renier ce que j’ai fais pour lui…. Il faut que les gens sachent qu’il a touché sa première tranche de la prime de signature et une partie de la deuxième alors qu’il était blessé. Il lui reste malgré tout une petite somme pour arriver à la totalité de sa prime, j’ai en ma possession des pièces justificatives. Je tiens à ajouter que lors du match amical face au RCR, lors du dernier ramadan, je suis passé au stade pour saluer les joueurs et lorsque je suis arrivé à sa hauteur et que je lui ai tendu ma main, il m’avait dit tout simplement « garde ta main chez toi », c’est honteux et inconcevable pour un sportif de se comporter de cette façon, ce n’est pas une attitude d’homme, lors de l’AID, j’ai voulu oublier ce qui s’est passé et je lui ai envoyé un SMS à lui et à tous les joueurs, et en réponse, il m’a envoyé un sms ou il m’a écrit « rabi wkilek », c’est inimaginable de se comporter ainsi en plein jour de l’AID, c’est de l’ingratitude !!!

Chan
Dimanche 26 Septembre 2010 - 10:42
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SPORTS
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