REFLEXION

UNE AFFAIRE QUI TRAINE ET UNE SITUATION INEXTRICABLE : De somptueuses villas érigées dans l’enceinte de l’ancienne CUMO



UNE AFFAIRE QUI TRAINE ET UNE SITUATION INEXTRICABLE : De somptueuses villas érigées  dans l’enceinte de l’ancienne CUMO
Une situation, on ne peut plus illégale, est visible à Es Sénia sur le site de l’ancienne cité universitaire, la CUMO. En effet, des villas somptueuses se sont implantées sur l’assiette de l’ancienne résidence universitaire dont la dissolution reste une énigme totale. Les villas en question ont commencé par des empiètements et des accès creusés dans le mur de clôture de la résidence, pour ensuite s’élargir et prendre l’allure de véritables agressions et violations caractérisées. Des cours ont d’abord été érigées et construites dans l’illégalité totale, pour ensuite élargir les termes de ces violations à des extensions et carrément des constructions illicites totales. Cela sans compter les constructions illicites qui ont proliféré dans cette zone précise, le laxisme des responsables locaux d’alors, aidant. Aujourd’hui, l’ancienne cité universitaire CUMO est devenue une véritable poudrière pour les pouvoirs publics locaux. Une tentative de délogement d’un occupant d’un château d’eau de la SEOR endommagé par un tiers, a failli tourner à l’émeute. Du coup, personne ne veut prendre la responsabilité de procéder au délogement de ces intrus. Une majorité de ces chalets ont été, pourtant, vendus par d’anciens travailleurs de la cité qui sont toujours en poste dans différentes cités de la wilaya. Certains sont même devenus des responsables de la sécurité à Maraval et ailleurs après avoir été à l’origine de cette vaste gabegie. L’exode rural qui en a résulté est, on ne peut plus, étonnant. Les chalets ont été cédés par ces travailleurs à des connaissances dans leurs wilayas respectives, à des sommes allant de 12 millions de centimes jusqu’à 50 millions de centimes. Une facture d’électricité de plus d’un milliard et deux cent millions de centimes au titre de la consommation de l’énergie électrique par des familles squatteuses, a été payées par les œuvres universitaires. Le bar rodage en fer forgé de la cité a été découpé et vendu en toute tranquillité, sans que personne n’intervienne. Aujourd’hui, le tramway qui a occupé une partie de cette cité abandonnée à son propre sort, risque de connaitre de sérieuses complications, si aucune solution n’est envisagée d’ici là. Dans le secteur des œuvres universitaires, que cela soit au niveau central ou local, les complicités vont jusqu'à nier toute affaire à ce sujet. Pour eux, l’affaire CUMO n’existe pas. Pourtant, il existe des documents attestant la véracité des accusations de certains syndicalistes qui s’interrogent toujours sur cette opération. Certains syndicalistes ont même saisi les instances judiciaires à travers des dossiers exhaustifs déposés à ce sujet. Mais l’affaire traine en long et en large. Tout comme le maintien des responsables du secteur dont la culpabilité et la responsabilité ont été avérées de manière claire. « Nous voulons que toutes les instances de contrôle notamment l’IGF, la BEF de la police et la section des recherches de la gendarmerie viennent s’enquérir de la catastrophe qui a eu lieu dans cette cité », ont demandé ces syndicalistes qui attendent toujours que la vérité éclate enfin.

Medjadji H
Mercredi 10 Août 2011 - 09:38
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Oran
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